Membres du conseil, faites vos devoirs!

Lettre adressée aux membres du conseil de ville de Trois-Rivières.  (Photothèque Le Soleil)

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Le Nouvelliste

Lettre adressée aux membres du conseil de ville de Trois-Rivières. 

Je respecte l'opinion de ceux et celles parmi vous qui croient qu'ingérer de l'eau fluorée est efficace, nécessaire ou sécuritaire pour eux. J'imagine que ce sont les raisons pour lesquelles vous avez voté pour la fluoration. Mais il n'est pas uniquement question d'efficacité, d'opinion ou de croyance dans ce dossier. Le véritable enjeu, à mon avis, est plutôt le fait que neuf d'entre vous imposent à toute une population un traitement contre une maladie sans consentement.

Je vous prie de ne pas suivre les recommandations doctrinales parfois erronées de la Santé publique, ni l'argumentaire de monsieur Lévesque qui affirme haut et fort que tous les ordres professionnels (il en invente même des nouveaux) recommandent la fluoration et que «vous avez été obligés de prendre cette décision».

Je tiens à vous rappeler que l'ajout de fluor à l'eau potable n'est aucunement obligatoire et que si cette méthode de traitement était si bénéfique, efficace, parfaitement sécuritaire pour tous les groupes d'âge et qu'elle ne contrevenait pas à la Charte des droits et libertés, elle serait imposée par tous les gouvernements sur cette planète.

Le maire de Trois-Rivières affirme que la majorité des dentistes, pharmaciens et hygiénistes dentaires recommandent la fluoration de l'eau. Pourtant, bien des dentistes sont contre, et ceux qui sont pour ignorent que les fluorures ajoutés au réseau d'eau potable ne sont pas de qualité pharmaceutique comparativement à ceux ajoutés à l'eau embouteillée et aux produits de soins dentaires, se fiant sur le fait que Santé Canada appuie la fluoration. Ils supposent donc que (contrairement à ce qu'il en est véritablement), Santé Canada a homologué ces produits comme médicament ou comme additif alimentaire. Or, la protection de la santé de la population ne peut pas se fonder sur des suppositions et des hypothèses, mais sur des preuves factuelles. Ainsi, les ordres professionnels n'ont pas fait leurs devoirs de vérifier les faits.

Et vous mesdames et messieurs les conseillers, avez-vous fait vos devoirs? Il est pourtant assez aisé de vérifier ces faits. Un courriel ou un appel à Santé Canada suffit pour constater ces faits.

Avez-vous vérifié que le Collège des médecins du Québec n'a pas pris position relativement à la fluoration depuis 1988, qu'il ne l'appuie pas plus qu'il s'y oppose?

En tant que représentant de vos citoyens, même si chacun de vous possédait tous les doctorats possibles et imaginables en médecine, vous devez considérer et reconnaître l'évidence de la non-acceptabilité sociale de la mesure recommandée (non obligatoire) par quelques fonctionnaires-statisticiens du MSSS, qu'elle soit subventionnée ou non, efficace ou pas, et respecter le choix légitime de vos électeurs qui refusent de recevoir une médication contre leur gré.

La liberté de choix, le principe de précaution, le respect des droits de la personne devraient être ce qui vous guide dans vos décisions.

Gilles Rinfret

Trois-Rivières

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