Refusons le mépris envers l'action citoyenne

Le conseil municipal de Trois-Rivières pourrait se prononcer... (François Gervais)

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Le conseil municipal de Trois-Rivières pourrait se prononcer lundi soir sur un moratoire sur la fluoration de l'eau potable.

François Gervais

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Le Nouvelliste

Concernant la fluoration, le maire Lévesque affirme s'appuyer sur des faits scientifiques mais se déclare pourtant totalement ignorant en la matière et refuse de commenter les mémoires des experts qualifiant la fluoration d'inutile, nuisible et illégale.

Le seul fait scientifique qui l'inspire est le signe de piastre comme unique critère d'évaluation des projets, la tentation étant grande de faire payer par tous les Québécois la réfection de notre système de traitement de l'eau. Il proclame que la démocratie a parlé alors qu'il a catégoriquement refusé d'ajouter une question lors des dernières élections: êtes-vous pour ou contre la fluoration de votre eau? C'est aussi lui qui refusa tout débat public structuré impliquant les citoyens et qui prit la décision derrière des portes closes, qui blaste les citoyens qui s'adressent aux élus lors des séances publiques du conseil, qui a saboté la tenue par la CTETS de kiosques d'information dans deux centres commerciaux, empêchant ainsi des centaines de citoyens de signer la pétition antifluoration.

En deux ans, sa seule mention de cette pétition endossée jusqu'à présent par environ 17 500 citoyens fut de dire que les gens «signent n'importe quoi», des imbéciles en somme, car il faut être imbécile pour signer n'importe quoi... ou dire n'importe quoi! Et c'est ça qui prétend nous donner des leçons de démocratie, un politicien qui affirme que «les citoyens ont trop de pouvoir», révélant ainsi sa conception bornée et despotique de la démocratie qui définit élus et citoyens comme adversaires et s'appuie sur deux principes: votez pour moi aux quatre ans et fermez-vous-la le reste du temps, vous m'avez donné un chèque en blanc pour faire n'importe quoi.

Ce qui parle, c'est son ego démesuré, son incapacité chronique d'être à l'écoute de la population et son mépris envers les citoyens ne pensant pas comme lui. Dans sa bouche, le mot démocratie ressemble à une vomissure plutôt qu'à cette chose précieuse pour laquelle des gens risquent leur vie.

Un de ses arguments est qu'on ne peut consulter la population à propos de tout, alors que personne ne réclame cela. On ne parle pas de gérer des nids-de-poule ou des règlements de zonage, mais d'administrer une médication de masse via cette absolue nécessité qu'est l'eau potable. Houhou, y a quelqu'un dans l'ciboulot? Répétons: la municipalité veut imposer à tous un traitement médical, même contre notre volonté! Un élu ayant un minimum d'analyse critique, de sens éthique, de respect citoyen, verrait s'allumer une lumière rouge au bout de ses antennes et se poserait les questions: est-ce pour leur faire ça qu'ils m'ont élu, est-ce cela le mandat d'une municipalité? Dix-sept mille cinq cents citoyens ont répondu à ces questions, il serait peut-être temps que les conseillers profluoration en prennent acte et en tiennent compte.

Rappelons-nous qu'en 2011 le maire clamait que rien n'est plus facile que de traiter les eaux pourries des puits de schiste et qu'il dénigrait les opposants, alors que des instances comme le MDDELCC, le BAPE et le Vérificateur général reconnurent qu'aucun système municipal n'est en mesure de traiter cette scrap industrielle. Mais notre «maire-je-sais-tout-mieux-que-tout-le-monde» affirmait même qu'après traitement cette eau devenait potable. À un citoyen lui disant qu'il n'en boirait pas, il répondit, jubilatoire: «Vous en buvez car on la remet dans le système après!». Pour lui, de la merde diluée, ça ne s'appelle plus de la merde, ça s'appelle de l'eau potable.

Faut-il s'étonner qu'il ne voie aucun problème éthique à ajouter à notre eau des tonnes de déchets industriels fluorés et à nous imposer un traitement médical contre notre gré! L'unique question relevant des élus n'est pas: ce traitement médical est-il bon ou non?, mais celle-ci: les citoyens en veulent-ils ou non? C'est la question manquante que les fluocrates refusent de poser parce qu'ils en connaissent la réponse: NON! N-O-N-NON! Refusons ce mépris envers l'implication citoyenne dans les décisions politiques, implication que promeuvent les véritables démocrates! Rappelons-le aux élus municipaux!

Robert Duchesne

Trois-Rivières

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