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La déchéance du nationalisme québécois (Infographie Le Soleil)

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Le Nouvelliste

La déchéance du nationalisme québécois

En mars dernier, les réactions outrancières de nos chefs souverainistes à l'encontre de la nationaliste française Marine Le Pen démontraient à nouveau le désarroi idéologique dans lequel surnage leur mouvement depuis les années 1980. Les Européens vivent les mêmes défis que les Québécois pour la survie de leurs cultures et de leur démocratie en face d'une fédération technocratique et mondialiste. Il n'était ni aberrant, ni illégitime que madame Le Pen participe à une conférence sur la Francophonie à Québec et à une délégation de parlementaires enquêtant sur le libre-échange Canada-Europe.

Les chefs souverainistes décrient tous pourtant cet allié objectif, montrant une communauté de pensée troublante avec leurs opposants réels, les fédéralistes d'Europe et du Canada. L'idéologie multiculturaliste répandue par ces derniers a donc rendu caduc le but initial de la démarche nationaliste québécoise et c'est cette défaite qui doit être considérée comme la cause principale de leur échec politique. En effet, le nouvel état multiculturel proposé par les chefs souverainistes était peu motivant pour les nationalistes traditionnels et contribuait à démontrer la pertinence de l'état multiculturaliste canadien auprès de la population. Ils ont donc sapé une bonne part de la fondation sur laquelle reposait leur démarche politique.

Depuis leur «victoire morale» de 1995, plus de 400 000 électeurs «de souche» sont décédés et ont été remplacés par un million de migrants qui ont autre chose en tête que notre survie culturelle. Il faut aussi rappeler que notre jeunesse a adopté la culture américaine ou mondialiste. Il est donc à présent mathématiquement impossible d'obtenir un mandat référendaire pour faire la souveraineté et il est aberrant que tant de nationalistes refusent de l'admettre. Par ailleurs, la plupart des électeurs ont aussi compris que les traités internationaux officialiseront bientôt la perte des pouvoirs importants des états faibles (en fait de presque tous), au profit des tribunaux commerciaux et financiers.

À la lueur de ces faits, les seules options raisonnables pour les francophiles québécois sont d'appuyer un parti plus simplement autonomiste, de revitaliser leurs institutions culturelles, de souhaiter bonne chance aux patriotes français désireux de sauver notre culture commune bien mal en point.

Richard Boulé

Trois-Rivières

On attend quoi?

L'exaspération est à son maximum dans le dossier des subventions promises aux victimes de la pyrrhotite.

Les selfies de Justin sont faits, M. Couillard et M. Champagne se lavent les mains. Mais on attend encore l'argent et la saison passe. La pyrrhotite n'est pas médiatique comme l'ont été le feu à Lac-Mégantic ou les inondations à Saint-Jean-sur-Richelieu.

On attend quoi? Qui? On bloque la 40, le pont Laviolette pour que ça bouge?

Luc Monfette

Trois Rivières

La santé et l'Autorité des marchés publics

La création prochaine de l'Autorité des marchés publics, par le projet de loi no 108, est reçue positivement par le secteur des technologies médicales, qui réclame par ailleurs de participer aux consultations parlementaires qui auront lieu sur la question à l'automne. En effet, l'approvisionnement en santé, c'est plus de cinq milliards de dollars de fonds publics chaque année, dont une importante proportion en technologies médicales issues entre autres de PME québécoises.

Compte tenu de l'importance du bon fonctionnement des marchés publics pour notre industrie et la population, l'encadrement des contrats publics doit être revu afin de favoriser la qualité et l'efficience, tout en assurant une saine utilisation des fonds publics.

Le projet de loi prévoit que l'Autorité pourra notamment examiner la conformité du processus d'adjudication d'un contrat à la suite d'une plainte portée par un soumissionnaire. Malgré cet élément à première vue intéressant, aucun projet de loi n'est parfait et le diable est souvent dans le détail. Les particularités du secteur de la santé, par exemple la présence de groupes d'approvisionnement en commun, justifient d'autant plus que nous ayons voix au chapitre lors des consultations, d'autant plus que cette mesure s'inscrit dans le Passeport Entreprises, le plan gouvernemental visant à faciliter l'accès aux contrats de l'État.

Benoît Larose

Vice-président de MEDEC

pour le Québec

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