Le conseil et la direction de l'UQTR travaillent en collaboration

Daniel McMahon et Francine Ruest Jutras....

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Daniel McMahon et Francine Ruest Jutras.

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Le Nouvelliste

Les auteurs, Francine Ruest Jutras et Daniel McMahon, sont respectivement présidente du conseil d'administration et recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Les membres du conseil d'administration et de la direction de l'Université du Québec à Trois-Rivières souscrivent entièrement aux principes de libre opinion et de liberté d'expression académique. Ces principes constituent les fondements mêmes du débat public et de la vie universitaire. Bien que nous ayons toujours fait preuve de patience, de prudence et de retenue sur la place publique, nous tenons néanmoins à rectifier plusieurs propos qui ont été publiés dans ces pages d'opinions. Ces commentaires se rapportent aux déclarations de quelques personnes qui interviennent de façon régulière dans des dossiers qui impliquent directement l'UQTR.

Certains, dont quelques anciens cadres de l'Université, recourent à cette tribune en utilisant toujours la même rhétorique pour imposer leur point de vue et dénoncer les «injustices» qui, selon eux, auraient été commises par les membres du conseil d'administration de l'UQTR envers d'ex-employés de l'établissement.

Deux causes impliquant d'anciens dirigeants de l'Université sont toujours entendues devant le Tribunal administratif du travail. Chaque partie présente ses arguments devant un juge attitré à chaque dossier, et dans chacun des cas, c'est le juge administratif qui rendra une décision en fonction des législations en vigueur et selon les arguments présentés par les différentes parties.

Dans une des causes ci-haut mentionnées, une entente de principe avait effectivement été négociée entre les représentants de l'UQTR et l'ex-directeur du Service de l'équipement. Il importe de mentionner qu'une clause spécifique de cette proposition de règlement stipulait qu'il appartenait au conseil d'administration de ratifier ladite entente qui, contrairement à ce qui a été affirmé récemment, n'a pas été entérinée par le juge du Tribunal administratif du travail. Pour des motifs qui demeurent confidentiels, les discussions s'étant déroulées à huis clos, les administrateurs ont pris la décision de rejeter ce projet d'entente. Les procédures reprendront donc sous peu.

Par ailleurs, d'autres propos publiés dans cette tribune critiquent des décisions qui se rapportent tant à la gouvernance qu'à la situation financière de l'UQTR. Il convient ici de rappeler que les administrateurs de l'Université ont fait leurs toutes les recommandations formulées par le Vérificateur général du Québec en mai 2015. Les interventions liées au plan d'action présenté en réponse au rapport du VGQ font d'ailleurs l'objet d'un suivi à chaque rencontre du conseil d'administration.

Force est d'admettre que l'UQTR fait face à une situation financière marquée par un déficit budgétaire structurel qui découle de décisions prises au fil des ans. Encore aujourd'hui, les impacts de ce déficit se font sentir sur le budget de fonctionnement de l'Université, notamment en raison de l'importance de la masse salariale.

Le 13 juin dernier, le conseil d'administration adoptait un plan de redressement qui permettra à l'Université de retrouver l'équilibre budgétaire d'ici cinq ans. Ce plan devra être approuvé par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. Il comporte plusieurs mesures de réduction de dépenses de fonctionnement et de hausse de revenus. Nous avons d'ailleurs bon espoir d'atteindre l'objectif fixé.

Une vaste consultation auprès de la communauté universitaire a aussi permis de recueillir plus de 800 idées et de pistes de solution afin d'améliorer la situation financière de l'UQTR. Nous tenons à remercier l'ensemble des personnels qui ont participé à cette démarche, ce qui illustre leur engagement et leur mobilisation en faveur de l'avenir de leur Université.

De plus, afin d'honorer en tout temps ses obligations financières, l'UQTR a reçu l'autorisation du Ministère d'augmenter sa marge de crédit autorisée de 40 M $ à 68 M $. Cette hausse tient compte des subventions à recevoir du MEES et d'un déficit d'opération au cours des exercices 2015-2016 et 2016-2017. Rappelons que dans les universités québécoises, le versement d'une portion des subventions de fonctionnement et d'investissement s'effectue a posteriori, c'est-à-dire une fois l'exercice financier annuel complété ou les travaux effectués. Ce qui fait en sorte que les universités ont besoin d'une marge de crédit pour faire face à leurs obligations financières annuelles.

Alors que l'UQTR doit relever plusieurs défis, il faut actuellement donner du temps au temps. Les membres du conseil d'administration et de la direction de l'Université travaillent toujours en étroite collaboration. Ils mettent ensemble l'épaule à la roue afin de s'assurer que l'établissement remplisse adéquatement sa mission de formation, de recherche et de services à la collectivité. Surtout, ils sont motivés par le développement constant de cette université. Notre université.

Enfin, il apparaît paradoxal de constater que ceux qui déplorent que l'image de l'Université soit ternie sur la place publique semblent inconscients qu'ils contribuent très largement à cette situation par leurs interventions répétitives sur des thèmes récurrents.

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