Le coeur est un oiseau

Le hangar numéro 1 du port de Trois-Rivières... (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Le hangar numéro 1 du port de Trois-Rivières a réuni de nombreux spectacteurs pour la prestation de la Maîtrise du Cap.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

C'était un de ces dimanches ensoleillés que l'on ne retrouve habituellement que dans les livres de Pagnol.

J'entre dans le mystérieux hangar no 1 pour la première fois. Je pense à mon père et aux gars qui, comme lui, ont contribué à le remplir de tonnes de rouleaux de papier. Cette époque est révolue.

Le hangar, lui, est toujours là, dans toute sa superbe, savourant avec l'orgueil du résistant l'admiration des visiteurs et le chant des enfants.

Une pièce de Desjardins fait partie du répertoire de la Maîtrise du Cap, vos petits voisins. Le coeur est un oiseau est un hymne à la résilience.

Cette pièce, d'autant qu'elle est chantée par des enfants, dans les vestiges d'une époque glorieuse, évoque la force de l'engagement, du courage et de la beauté devant la peur et l'adversité.

Le 26 juin dernier, dans le hangar no 1 du port de Trois-Rivières, de douces voix trifluviennes livraient majestueusement, devant des yeux pleins d'eau, une des plus belles chansons sur le courage et l'engagement:

Dans les yeux des miradors

Dans les rues de nulle part

Au milieu des déserts

De froid, de faim et de fer

Contre la tyrannie

Il refait son nid

Pourquoi je m'implique bénévolement depuis dix ans au sein du FestiVoix? Pourquoi nous, les 400 bénévoles, les employés et les partenaires du FestiVoix trouvons bonheur et fierté à voter des budgets, monter des échafauds, coordonner l'incoordonnable, offrir des rafraîchissements, clôturer, éclairer, amplifier, accueillir les festivaliers et accomplir toutes ces tâches aussi humbles qu'essentielles?

Pour le plaisir de faire partie d'une organisation qui change la vie des gens, parfois pendant une heure, parfois pendant une vie!

Je suis fier d'être Trifluvien. Pour moi, le FestiVoix est l'occasion de le manifester auprès de mes semblables et des visiteurs qui viennent souvent de loin. Je ne suis pas le seul.

Suffit de voir le sourire des frères et soeurs qui portent les couleurs de mon festival pour le constater.

Mon père dirait que c'est de l'orgueil bien placé, quelque part près du coeur.

Jean Lamarche

président du FestiVoix

Trois-Rivières

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