Une solution pour les «pitbulls»

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Le Nouvelliste

La tragédie du décès de la femme de Pointe-aux-Trembles amène à poser des actions pour la sécurité publique en général. Toutefois, appliquer une interdiction totale à une race de chien m'apparaît une solution très paresseuse politiquement et dénudée d'analyse intelligente par certains élus.

Pourrions-nous tout simplement exiger aux propriétaires de certaines races ayant des antécédents de dangerosité (pitbulls et autres races à déterminer par les spécialistes canins) à obtenir un certificat de non-dangerosité valide pour une durée qui pourrait être établie d'une durée d'un an ou encore de deux ans selon l'évaluation.

Plutôt que de faire tuer ou d'interdire tous les chiens de certaines races alors qu'ils sont différents les uns des autres, pourquoi appliquer une solution politiquement paresseuse interdisant certaines races alors que c'est du cas par cas?

Pourrait-on également donner le mandat à un organisme responsable de la région comme la SPA de la Mauricie à émettre les certificats de non-dangerosité?

La SPA Mauricie pourrait recevoir des revenus réguliers et récurrents grâce à ce nouveau mandat qui, en plus, créerait des emplois locaux.

Exemple: on pourrait demander 100 $ par évaluation et certificat de non-dangerosité réalisés chaque deux ans. Des critères précis pourraient être bâtis par des spécialistes canins sur la non-dangerosité de l'animal afin d'émettre le certificat de non-dangerosité.

Comme on le fait pour des libérations conditionnelles, on évaluerait la dangerosité et les chiens dangereux pour les humains pourraient être euthanasiés s'ils représentent un risque trop important pour la sécurité publique. Mais au moins avec cette façon de faire, on ne s'attaquerait qu'aux chiens représentant un danger réel pour la sécurité publique.

Quand on voit les politiciens sortir toutes sortes de solutions non réfléchies en lançant des grandes interdictions au lieu de se creuser les méninges pour trouver des solutions intelligentes qui respectent les gens et leurs différences, on peut se désoler.

Toutefois, un chien dangereux peut mettre en péril la sécurité publique et il appartient aux politiciens de légiférer. Mais cela doit être fait intelligemment.

Si en plus on contribue à créer des emplois, eh bien, pourquoi pas, ça m'apparaît brillant comme façon de penser. Gérons donc avec intelligence, chers élus!

Claude Bégin

Trois-Rivières

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