La page se tourne sur une époque

La présente n'est ni une plainte ni une requête mais plus une information... (Olivier Croteau)

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Olivier Croteau

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Le Nouvelliste

La présente n'est ni une plainte ni une requête mais plus une information officielle afin de vous faire part d'une décision personnelle concernant certains événements me concernant sur un bâtiment appartenant à la Ville de Trois-Rivières.

En 2001, lors de mon 70e anniversaire, la Ville m'a fait le très grand honneur de m'informer de la décision du conseil municipal de nommer le stade du terrain de l'Exposition, le stade Fernand-Bédard. Ce fut pour moi une grande joie, établissant ainsi une belle reconnaissance pour les nombreuses années de ma vie consacrées à cet établissement, au sport s'y pratiquant, aux multiples événements organisés pour le maintenir en vie et pour toute une vie riche en rencontres et événements extraordinaires ayant lieu entre les murs du stade.

La nomination du stade à mon nom fut très significative pour moi et très appréciée. J'ai eu cet immense honneur pendant 15 ans. Maintenant, il est temps de passer le flambeau pour délaisser le côté humain et privilégier le côté financier pour permettre au sport de continuer à vivre à l'intérieur des murs du stade municipal.

Ayant maintenu cette bâtisse en vie à coups d'événements de toutes sortes pendant de nombreuses années, je comprends l'implication financière d'un tel geste et pourquoi un commanditaire exigera de voir son nom en grosses lettres pour s'impliquer.

Ce qui me désole le plus, est de l'avoir appris par téléphone. De mon temps, lorsqu'un tel événement devait se faire, on prenait le temps d'avertir les gens en personne. Pour ma génération, c'est une marque de respect mais je comprends aussi très bien que les choses ont drôlement changé et qu'aujourd'hui, le temps n'est plus au respect ni à prendre le temps pour ce genre d'information. Ce n'est qu'une constatation personnelle.

Le but de ce document n'est pas de me plaindre mais de vous informer que je ne désire pas recevoir de prix de consolation en ayant une salle à mon nom à l'intérieur des murs du stade. Le nom du stade était significatif car à l'époque, tout le monde l'appelait le «Stade à Fernand». Cependant, la salle Fernand-Bédard n'a aucune signification pour moi et ne sera nullement représentative alors je ne désire pas voir mon nom sur une salle du stade, peu importe laquelle.

Également, je vous informe que je ne serai pas présent le 22 juin prochain au stade municipal. La page se tourne aujourd'hui sur une époque et quand on arrive à la dernière page, il faut savoir fermer le livre. La vie est ainsi faite.

Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire sur le sujet. Je vous remercie de m'avoir fait cet immense honneur de nommer le stade Fernand-Bédard pendant 15 ans et je souhaite une longue vie au sport dans ce stade si cher à mon coeur.

Fernand Bédard

Trois-Rivières

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