En retrait, vétérans ou retraités?

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

L'honneur est un bien moral dont on jouit quand on a le sentiment de mériter de la considération et de garder le droit à sa propre estime.

Il faut reconnaître aux cadres retraités de l'UQTR les critiques honorables qu'ils font - à leur détriment d'ailleurs - en connaissance de cause.

Mais, pas en toute connaissance de cause dévoilée dans leurs critiques. Parce que la réalité est pire et plus complexe que ce qu'ils s'obligent à écrire dans le respect.

C'est probablement par honneur et par un effet de relation affective qu'ils se retiennent de herser le sol tassé de l'administration de l'UQTR. De même que pour l'affection, encore, envers le nouveau recteur qu'ils ont salué.

«[...] il est très rare qu'une organisation fasse l'objet de critique d'ex-cadres devenus retraités.»

«Pourtant l'UQTR est l'une des plus belles organisations que le Québec possède.»

Kessécéça? Au moment crucial où on manque cruellement de vision de l'intérieur des organisations, et on peut comprendre pourquoi. Au moment critique où l'information nous parvient de la part de ceux et celles qui sont rendus à l'extérieur des institutions, voilà que les personnes qui savent devraient blanchir leur sépulcre. C'est-à-dire avoir de beaux dehors malgré une âme entachée.

Les sonneurs internes se taisent... par un excès de fidélité à leurs institutions?

Le plaidoyer de M. Bernatchez au sujet des employés et cadres de l'UQTR pour la croyance envers l'université est sans reproche. De même que le coup de chapeau à plume à M. McMahon.

«Quant à quelques ex-cadres de l'UQTR devenus retraités et lanceurs d'alerte, ils semblent avoir oublié une seule chose: prendre véritablement leur retraite!».

Alors là, M. Bernatchez, Ph.D. et professeur titulaire en relations industrielles, vous devenez drôle. Alors que les institutions d'envergure s'ingénient à conserver leurs retraités-vétérans dans leur giron à titre de mentors, consultants, conseillers, gens de mémoire, vous les invitez à demeurer muets chacun dans leur retraite. Wow!

Peu importe le tatouage de leur ancienne institution sur leur coeur. Et peu importe aussi la connaissance hors du commun qu'ils ont du fonctionnement administratif universitaire chaotique.

Vraiment, on ne remercie pas M. Bernatchez de vouloir nous ramener à l'époque de «Toé, tais-toé!».

Jean-Claude Soulard

Trois-Rivières

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