Des ex-cadres de l'UQTR lanceurs d'alert

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«Le recteur McMahon vient d'entrer à l'UQTR. On ne pouvait trouver certainement mieux que lui dans le contexte actuel.»

Olivier Croteau

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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières fait parfois l'objet de critiques de certains de ses ex-cadres.  La situation est étonnante. D'une part, il est très rare qu'une organisation fasse l'objet de critique d'ex-cadres devenus retraités. Car de telles critiques ne sont pas à l'avantage de l'institution en cause tant dans ses ressources que dans sa clientèle.  Pourtant l'UQTR est l'une des plus belles organisations que le Québec possède. Il suffit d'avoir travaillé en d'autres lieux pour s'en rendre compte.

Pendant que des ex-cadres, devenus lanceurs d'alerte, retirent tranquillement leurs rentes indexées, quasi introuvables dans d'autres entreprises, les employés de l'UQTR, toutes catégories confondues, acceptent des baisses de salaires ou des réductions d'emplois, pour assurer la sécurité financière future de l'Université. Ils le font parce qu'ils croient en ce qu'ils font! Parce qu'ils croient en l'avenir de l'UQTR! Parce qu'ils aiment servir les valeureux étudiants de l'Université! Parce qu'ils ont confiance à leur nouveau recteur!

Le recteur McMahon vient d'entrer à l'UQTR. On ne pouvait trouver certainement mieux que lui dans le contexte actuel. Brillant comptable, il présidait la destinée de l'Ordre professionnel des comptables du Québec, une association de plusieurs dizaines de milliers de membres. Son réseau de contacts au Canada et dans le monde occidental figure au premier rang. Jamais dans notre histoire trifluvienne, un recteur n'aura été en mesure de déployer un réseautage d'affaires aussi vaste. Le recteur McMahon a déjà complété une vaste consultation interne. Il a déjà réussi à convaincre diverses catégories de ressources humaines, cadres, professionnels et professeurs, à contribuer financièrement à l'avenir de l'UQTR. Tout est bien aligné!

Un étudiant me disait: «Professeur Bernatchez! Le travail c'est comme le sexe: La plupart des gens qui n'en ont pas souhaitent généralement en avoir et parmi ceux qui en ont, un certain nombre ont des problèmes avec ça!». Certes, une partie du management de l'Université a posé quelques problèmes avant l'arrivée du recteur McMahon. Des décisions ont été prises. Pour ma part, certains cadres qui sont partis avaient mon estime. Personnellement, j'ai déploré leur départ. Par ailleurs, certains cadres sont peut-être restés alors qu'ils auraient dû partir. Sur le sujet, les opinions sont éminemment diversifiées.  

Nonobstant ce qui précède, un cadre congédié à tort ou à raison peut-il revenir sur son poste? La réponse des tribunaux administratifs québécois en relations de travail est généralement négative à cause de la confiance exigible à ce niveau managérial. Par conséquent, un retour dans l'emploi antérieur n'est généralement exigé. La plupart du temps, en présence d'un congédiement injuste, les tribunaux n'excèdent pas le paiement d'une indemnité de départ. À cet égard, les cadres de l'UQTR victimes d'une rupture d'emploi ont fait valoir leurs droits.  Est-ce qu'ils sont satisfaits du résultat? Peut-être oui, peut-être non! Mais la justice a parlé ou elle est en voie de le faire!

Quant à quelques ex-cadres de l'UQTR devenus retraités et lanceurs d'alerte, ils semblent avoir oublié une seule chose: prendre véritablement leur retraite!

Jean-Claude Bernatchez, Ph. D.

Professeur titulaire en relations industrielles UQTR

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