Refuser, réduire, réutiliser, valoriser, recycler ou... jeter?

Cette «crise des déchets» comme une incitation à... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Cette «crise des déchets» comme une incitation à changer nos habitudes et à rappeler que des solutions simples et durables existent.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Personnellement, je suis restée peu ébranlée de la récente «crise des déchets» à Trois-Rivières et de l'arrêt possible de leur collecte.

À part une crainte que des gens se (re)mettent à utiliser forêts et fossés comme dépotoirs à ciel ouvert, la nouvelle ne m'a nullement dérangée.

Au contraire, je vois cette «crise» comme une incitation à changer nos habitudes et à rappeler que des solutions simples et durables existent. Pourquoi jeter lorsqu'on peut refuser, réduire, réutiliser, valoriser et recycler? Autant de solutions qui, appliquées à l'ensemble de la population, transformeraient cette «crise» en bienfait social.

1. Refuser: ne pas acheter de produits suremballés et en mentionner la raison aux employés. Éviter les articles à usage unique (bouteilles d'eau ou de jus, vaisselle, ustensiles, serviettes de table, sacs refermables, etc.). Laisser tomber les portions individuelles qui, de toute façon, coûtent plus cher! Etc.

2. Réduire: remplir nos propres contenants en achetant en vrac et participer à des groupes d'achat en gros (NousRire, Accorderie, etc.). C'est économique en plus!

Apporter des contenants pour les restes ou une commande à emporter au restaurant. Ça fonctionne aussi pour les produits de nettoyage et de soins corporels comme le savon à lessive et à vaisselle et le shampooing.

Choisir des objets durables et de qualité. Opter pour la musique en ligne. Louer livres, CD, films et jeux à la bibliothèque ou se les prêter entre amis. Cuisiner davantage, utiliser des légumineuses sèches, faire son lait végétal. Etc.

3. Réutiliser: Acheter usagé. Faire des échanges de vêtements. Emprunter ou prêter. Opter pour des solutions réutilisables et lavables (bouteille d'eau, boîtes à jus, couches pour bébé, serviettes hygiéniques, coupe menstruelle, tampons démaquillants, mouchoirs, serviettes de table, etc.).

On ne paye ces articles qu'une seule fois! Apporter son propre couvert (assiette et ustensiles) là où on utilise des couverts jetables. Etc.

4. Valoriser: Composter les résidus de cuisine, c'est simple et accessible à une grande partie de la population. Même si le compostage municipal s'en vient, composter chez soi reste plus pratique et plus écologique à long terme (camions et machinerie à moteur, etc.). Demander des composteurs collectifs pour votre quartier. Etc.

5. Recycler: Toutes les matières recyclables qui n'ont pu être évitées finiront dans le bac de recyclage.

Jeter? Oui, le peu qu'il restera.

Comment y parvenir? Nous, «consommActeurs», faisons des pressions auprès des commerçants, parce qu'acheter, c'est voter. Partageons nos opinions à nos élus, car la Ville pourrait non seulement subventionner les composteurs domestiques et les couches lavables, mais également les serviettes hygiéniques lavables et la coupe menstruelle.

À eux seuls, ces produits génèrent une quantité phénoménale de déchets, en raison de leur utilisation répétée.

En somme, avant de paniquer à l'annonce de la fermeture du dépotoir de Saint-Étienne-des-Grès, les citoyens et les élus pourraient mettre en branle une série de mesures qui réduiraient considérablement notre production de déchets et nous rendraient moins dépendants des dépotoirs!

Joëlle Carle

Trois-Rivières

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