Saint-Boniface: ça prend un oui!

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Il y a plus d'un an, des écoliers, des parents, des résidants et des enseignants de Saint-Boniface faisaient une grande chaîne humaine pour convaincre le gouvernement du Québec d'investir dans l'agrandissement de leur école primaire.

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Stéphan Frappier
Stéphan Frappier
Le Nouvelliste

Il y a plus d'un an, des écoliers, des parents, des résidants et des enseignants de Saint-Boniface faisaient une grande chaîne humaine pour convaincre le gouvernement du Québec d'investir dans l'agrandissement de leur école primaire.

Plusieurs mois plus tard, alors qu'un autre calendrier scolaire est sur le point de se terminer, tout ce beau monde est encore en attente d'une réponse du ministère de l'Éducation.

Pourtant, la mobilisation est loin de s'être essoufflée au cours de la dernière année. Les chandails jaunes sur lesquels on peut lire «Tous unis pour notre école» se sont multipliés aux quatre coins de la municipalité. Des membres du comité de mobilisation n'ont pas hésité à se pointer le nez à la messe dominicale pour rallier le plus grand nombre de citoyens possible.

Plus récemment, des cyclistes ont même fait le trajet Saint-Boniface-Québec pour mettre un peu de pression sur le ministre Sébastien Proulx. Une initiative que n'a pas semblé apprécier le gouvernement en place.

Ce qui n'est pas fort, c'est de laisser ainsi poireauter toute une communauté. On ne parle pas ici d'un aréna ou d'un terrain de jeux. On parle ici d'une école, de l'éducation d'une centaine d'élèves et de la qualité de vie d'autant de familles.

C'est évident: le nombre d'enfants à Saint-Boniface ne cesse d'augmenter et l'école a besoin d'être agrandie pour suffire à la demande. Actuellement, l'école a une capacité totale de 408 élèves. L'an prochain, on prévoit qu'environ 450 y seront inscrits. En 2017-2018, le cap de 500 écoliers devrait être éclipsé. Le gymnase est aussi devenu trop petit. Des cours d'éducation physique doivent être donnés dehors même quand il ne fait pas très beau.

Bref, il manque de place et il est grand temps que le gouvernement fasse quelque chose. En attendant, des élèves doivent aller étudier à l'hôtel de ville et il n'est pas exclu, si rien ne bouge, que des jeunes soient dans l'obligation d'aller à l'école à Shawinigan à plusieurs kilomètres de chez eux! Inquiétude, dépenses supplémentaires, encadrement pédagogique fragile et déracinement deviendraient alors le quotidien de plusieurs familles de Saint-Boniface.

Le ministère n'a tout simplement pas le droit de punir des jeunes et des familles parce qu'une municipalité connaît un essor hors du commun. Au contraire, il devrait être sensible à l'acharnement de cette communauté qui a choisi et qui tient à cette qualité de vie de banlieue.

Mais il y a de l'espoir. Dans le dernier budget, le gouvernement libéral a prévu 700 millions de dollars pour la rénovation des écoles québécoises.

Une partie de cet argent (ça prendrait environ 3 millions $ pour construire un nouveau gymnase et ajouter six classes) pourrait facilement être octroyée à l'école Sainte-Marie de Saint-Boniface.

D'ailleurs, on attend une réponse du ministre Sébastien Proulx quelque part la semaine prochaine. Quel beau cadeau de vacances vous feriez aux citoyens de Saint-Boniface, M. le ministre, si vous annonciez l'agrandissement de leur école.

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