Prenons soin de la balustrade

La balustrade de la promenade du Saint-Maurice a été... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La balustrade de la promenade du Saint-Maurice a été installée au début des années 30 et la plus grande partie de la structure actuelle, qui n'a jamais subi de rénovation majeure, date de cette époque.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Après avoir rejeté des soumissions jugées trop onéreuses en 2012, la Ville de Shawinigan a octroyé l'été dernier un contrat de 90 000 $ pour la rénovation de certaines pièces de la balustrade de la promenade du Saint-Maurice.

Ainsi, on observe depuis quelques jours des ouvriers s'affairer à installer des balustres et tablettes neufs et colmater, ici et là, fissures et joints exposés.

C'est un petit pas dans la bonne direction, qui ne va toutefois pas suffire à assurer la pérennité de l'ouvrage.

La balustrade a été installée au début des années 30 et la plus grande partie de la structure actuelle, qui n'a jamais subi de rénovation majeure, date de cette époque.

Trois phénomènes concourent à la dégradation de l'ouvrage: l'usure du béton (effritement), l'éclatement du matériau dû à l'infiltration d'eau et le mouvement du sol qui provoque des fissures dans la maçonnerie et, ultimement, des transferts de charge conduisant à des dégâts.

La balustrade repose sur une dalle couronnant un terrain en talus. La stabilité du sol dépend de l'intégrité du mur de soutènement qui borde le terrain et du massif d'enrochement de la rivière. Or le mur de soutènement montre des signes clairs de travail: désalignements, cassures, saillies, renflements, chutes ou tassements de pierre.

En s'affaissant, le terrain provoque des fractures dans la dalle et le socle de la balustrade. S'ensuit le déjointement de pièces et l'éclatement des composantes les plus fragiles, les balustres.

Les promeneurs attentifs auront observé que la débâcle des glaces, particulièrement ces deux derniers printemps, a emporté des poutres de retenue et même une couche de l'enrochement le long du chemin de berge, en contrebas de la promenade.

Les dommages qui étaient bien visibles il y a quelques semaines sont déjà recouverts d'herbes folles et sous peu, on n'y fera plus attention.

Une façon raisonnable de rénover la balustrade serait de remplacer les travées, systématiquement, un segment après l'autre, en recoulant la dalle.

Ce ne serait encore là qu'un pis-aller. La solution idéale étant de procéder d'abord à la stabilisation de la berge, soit la réfection du système de soutènement et le nivelage du terrain.

L'administration municipale actuelle, qui n'hésite pas à investir gros dans certains équipements tels les lampes de rues à DEL semble montrer peu d'intérêt à mettre autant de ressources du côté de la promenade.

On la tient peut-être pour acquise, on se dit qu'elle tiendra encore un peu, qu'elle fait partie du paysage. Mais les éléments font leur oeuvre inlassablement.

Patrice Bolduc

Shawinigan

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