Je me fais remettre à ma place

Les esprits se sont échauffés à la Chambre... (Archives Le Nouvelliste)

Agrandir

Les esprits se sont échauffés à la Chambre des communes, quand le premier ministre Justin Trudeau a heurté une députée du NPD, Ruth Ellen Brosseau, alors qu'il tentait d'accélérer la tenue d'un vote à la Chambre des communes.

Archives Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Jean-Claude Soulard intitulée «Des propos empreints de mesquinerie», publiée dans notre édition du 26 mai.

Voilà, me suis-je dit: «je me fais remettre à ma place!» Je parle de ce jeudi le 26 mai, lisant comme à chaque matin Le Nouvelliste - en prenant comme souvent un petit café corsé au Temps d'une pinte - et étant parvenu à la page 18.

Me voici foudroyé par une opinion signée par Jean-Claude Soulard intitulée «Des propos empreints de mesquinerie» concernant ma lettre qui avait pour but, peu de jours auparavant, de rosser un petit peu notre députée Ruth Ellen Brosseau au sujet de sa réaction excessive - peut-être! - au «coudegate» du Parlement, perpétré le 18 mai.

D'abord, je remercie monsieur Soulard de nous faire part de la définition du dictionnaire du mot bassesse. Avais-je déjà été la lire?

Ensuite, ayons de la gratitude pour ce même monsieur de nous rappeler qu'il peut y avoir des contrecoups quand l'acide lactique d'un gars de six pieds s'empare de lui pour le faire non seulement marcher de manière survoltée, mais sacrer (et dire entre autres: «Get the fuck out of the way», ai-je appris).

Plus loin, monsieur Soulard explique connaître ce que sont que les contacts physiques pour exposer qu'un coude dans le sternum n'est pas nécessairement jojo.

Bon, alors admettons que Ruth Ellen Brosseau n'ait pas eu une réaction excessive mais normale et analysons ma lettre pour tout de suite constater que je n'aime pas beaucoup les députés du NPD (et encore moins leur chef, Mulcair-le-vilain, qui a déjà travaillé pour Alliance Québec, ennemi juré de la loi 101...).

Députés NPD? Pourquoi être encore là quand ceux-ci pourraient être bien plus utiles chez les libéraux comme je l'ai suggéré il y a peu temps dans ces pages, les invitant - malicieusement peut-être - à suivre l'exemple de l'autrefois honnie Lise St-Denis, représentante de Saint-Maurice-Champlain, élue NPD en 2011, lors de la vague orange, puis vite rentrée dans le rang?

À moins de traverser avec le Bloc québécois pour faire en sorte que ce parti coiffe les 12 députés nécessaires à une reconnaissance officielle?

Je m'explique: le constat actuel est que Justin Trudeau a tout raflé aux élections de l'automne dernier. C'est lui, le vrai «socialiste» avec des déficits, des infrastructures, la réforme électorale, les selfies et du cannabis pour tout le monde!

Quant à «l'option Bloc», elle pourrait servir à réclamer de façon plus efficace au moins une belle grosse société distincte pour le Québec et avec ça, diverses prérogatives. Ne sommes-nous pas à l'orée de fêter le 150e anniversaire de la Confédération en 2017?

Alors que nous en sommes rendus à entendre le ministre Jean-Marc Fournier (qu'on ne peut soupçonner d'aucun penchant «séparatiste») demander vainement à Ottawa que le Québec soit consulté pour la simple nomination de nos sénateurs, il y a de quoi se révolter; il y a là de la viande à mâchouiller pour nos potentiels «députés NPD convertis»...

Réjean Martin

Trois-Rivières

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer