Elles devront parcourir 130 km pour poursuivre leur formation

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Les étudiantes sont entourées des enseignantes Céline Métivier et Julie Bousquet.

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Le Nouvelliste

En réaction à l'article d'Audrey Tremblay intitulé «Les cours ne seront plus offerts», paru dans notre édition du jeudi 26 mai.

Lors de la lecture de l'article concernant la fin des cours du DEP en secrétariat et en comptabilité à La Tuque, on note que la journaliste a fait un bon travail en résumant la situation afin d'informer et alerter la population en général. Chaque région à ses problématiques. Cependant, il faut creuser et être proche de ses personnes pour s'apercevoir des situations critiques que toutes ces dames en formation vont être dans l'obligation d'affronter. J'en passe la nomenclature car il s'agit d'un exode et même d'un abandon d'améliorer son futur pour certaines. La Tuque a besoin de toutes ces personnes afin de garder son tissu social et économique.

La Commission scolaire de l'Énergie et le Carrefour Formation Mauricie étaient au fait de ce manque budgétaire depuis des années. Alors pourquoi inscrire des élèves quand la tendance à la baisse du nombre d'inscriptions était prévisible? Certaines de ces élèves se sont inscrites il y a moins de trois semaines sans compter les autres en classe présentement avec le même cheminement. Ces personnes qui représentent notre communauté ont fait des démarches auprès de l'assurance emploi, avaient des emplois sur appel avec peu d'heures, fait une demande à Emploi-Québec, prêts et bourses pour suivre ces formations. Il faut vivre et payer ses factures quand même. Tout est à recommencer.

Lors de l'assemblée des commissaires de la Commission scolaire de l'Énergie, il est clair que nos représentants vont possiblement s'opposer mais tous les autres seront en faveur, cela marche ainsi. J'ai de bons souvenirs comme citoyen à ce sujet.

Messieurs Lemaire et Lampron, faire finir la cohorte en cours et trouver le financement pour éponger ce manque à gagner est-il un objectif irréaliste? Vous avez déjà fait mieux dans d'autres dossiers. Vous savez que vous pouvez faire appel à vos partenaires... Vous les connaissez. Un jeu politique encore une fois sur le poids des épaules de ces élèves. Si cela n'était pas rentable dès le départ, il y a eu certainement des gens autour de vous qui ont actionné la sonnette... Faites finir cette cohorte en sol latuquois, ces personnes et les familles de celles-ci pourront au moins dire «J'ai obtenu mon diplôme et j'ai un emploi chez nous».

Guy Levesque

Conseiller aux entreprises et à la formation à la retraite depuis peu

La Tuque

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