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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre d'opinion intitulée «623 $, ça se coupe pas!», signée par différents représentants d'organismes voués à la défense des droits sociaux, publiée dans notre édition du lundi 9 mai.

Cette opinion se veut une réplique à Johanne Larouche, Marie-Josée Lapointe, Lisette Dionne, Pierre Blanchet, Linda Proulx ainsi que Josée Despins; ceux-ci faisant partie d'une multitude d'organismes des droits sociaux, organismes profitant probablement de subventions gouvernementales payées par les impôts des travailleurs.

Moi qui pensais que ces organismes avaient comme but d'aider les gens à se sortir de ces tourbillons d'aide sociale, quelle ne fut pas ma surprise de lire votre opinion sur les coupes éventuelles du gouvernement aux gens ayant la capacité de travailler, mais qui refusent d'avoir un emploi. Cette future loi, à ce que je sache, ne vise pas les personnes ayant des déficiences mentales ou physiques, les personnes malades ou autres, mais bien ceux qui ne veulent pas faire d'efforts à faire leur part dans notre société.

Si tous les gens aptes au travail allaient travailler, il y aurait probablement plus d'argent de disponible pour ceux qui sont vraiment en difficulté. Vous allez plus loin, plaidant que certains assistés sociaux sont déjà coupés dû à des pénalités ou des remboursements... Alors si je comprends bien votre opinion, vous défendez cette fois les gens qui se sont fait prendre (en grande partie en défaut pour des déclarations erronées ou des revenus non déclarés). Vous déplorez que si le gouvernement offre un emploi à un assisté social, il n'est pas certain que le travail offert soit dans les critères de ce qu'est un emploi convenable pour le prestataire.

Eh bien, pourquoi vos organismes n'encouragent-ils pas les prestataires à se trouver eux-mêmes un travail? Vous appuyez leur défense à l'incapacité se trouver un travail, au faible taux d'emplois disponibles, même si notre région fait partie des bas taux de chômage au Québec. Saviez-vous que des travailleurs mexicains, chiliens et bien d'autres seront engagés très prochainement parce que les producteurs québécois de fruits et légumes sont incapables de combler ces postes de travail avec des travailleurs d'ici?

Si un politicien lit cette opinion, serait-il assez aimable de me faire savoir comment obtenir une subvention, car j'aimerais fonder un regroupement pour la défense des droits des travailleurs payeurs d'impôts désabusés et révoltés des abus de certains citoyens.

Ça devient aussi pour nous les travailleurs, une violence économique que de nous en demander davantage pour des gens qui veulent simplement abuser du système.

Michel Bourgeois

Trois-Rivières

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