Épidémie d'hyperactivité à Trois-Rivières

Le dossier de la fluoration de l'eau potable... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le dossier de la fluoration de l'eau potable à Trois-Rivières continue de faire jaser.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Si l'on en croit les propos du président de l'Ordre des dentistes du Québec, un certain Barry Dolman, une épidémie d'hyperactivité frapperait Trois-Rivières.

Environ 17 000 personnes en seraient déjà atteintes et ce ne serait que la pointe de l'iceberg. Par ailleurs, de nombreux cas ont aussi été répertoriés partout dans le monde parmi les cercles de scientifiques et professionnels médicaux se prononçant contre la fluoration de l'eau.

En effet, dans le dernier numéro du Journal de l'Ordre, le président attribue le «vivotement» de la fluoration aux «émois existentiels de groupuscules hyperactifs».

Rappelons qu'un groupuscule hyperactif de 17 000 citoyens ont signé la pétition citoyenne pour une eau saine sans fluorure ajouté parrainée par la CTETS.

Serait-ce un effet nocif de l'absence de fluor dans notre eau, se demande la Direction de Santé publique (DSP), et l'épidémie continuera-t-elle de se répandre malgré le déni des autorités?

En désespoir de cause, la DSP devra-t-elle imposer à toute la population un traitement médical au ritalin?

Après tout, ce ne serait pas plus grave que d'imposer aux 134 000 Trifluviens un traitement médical au fluorure, même contre leur gré ou à leur insu et surtout sans leur consentement, par le biais d'une étude-bidon pour en connaître les effets sur quelques centaines d'enfants.

Quel incommensurable sens de l'éthique et de la méthodologie scientifique de ces grands promoteurs de l'autonomie décisionnelle citoyenne dans la prise en charge de notre santé individuelle et collective!

Par ailleurs, lorsque le président déclare que son ordre professionnel est «l'unique défenseur des intérêts de la population... en ce qui concerne la santé bucco-dentaire», en plus d'être prétentieux, n'est-il pas fort discourtois envers la directrice de la DSP Goupil-Sormany, laquelle ferait des efforts quasi surhumains pour promouvoir notre santé bucco-dentaire.

Le savantissime spécialiste de la dentisterie populaire ajoute même que son ordre s'est «imposé comme autorité morale dans la promotion des droits les plus fondamentaux» dans ce champ de compétence, rien de moins, comme quoi l'ego du ministre Barrette n'est pas seul à être bouffi.

Le hic, c'est que notre glorieux Don Quichotte de la Boca néglige d'inclure dans sa liste des droits fondamentaux le droit inaliénable et protégé par les chartes québécoise et canadienne de refuser un traitement médical. Car c'est bien de ça qu'il s'agit: selon la Cour suprême, la fluoration de l'eau potable est «une médication de masse, un traitement médical collectif coercitif».

On se rappellera aussi que ce même Dolman considère les citoyens si «ignorants et enfirouapés» qu'on doive leur imposer ce traitement sans se badrer de leur avis. Quand on s'autoproclame défenseur unique des droits fondamentaux de la population, à défaut d'en avoir la cohérence on pourrait au moins avoir la décence de ne pas lever le nez sur celle-ci.

Qu'un ti-Jos connaissant comme le maire Lévesque traite les opposants d'extrémistes plutôt que de se prononcer sur les nombreux enjeux de la fluoration n'a rien de surprenant, mais qu'un grand-Jos connaissant comme le président s'abaisse à ce niveau de mépris envers la plèbe ignare que nous sommes, plutôt que de confronter l'argumentaire des nombreux professionnels, experts et scientifiques venus dire au gouvernement que la fluoration est «inutile, nuisible et illégale», est indigne de sa fonction.

À l'instar des autres fluocrates, il préfère s'en prendre aux simples citoyens plutôt qu'aux grosses pointures, sachant très bien que s'il le faisait, il se ferait aussitôt rabaisser le caquet.

Qu'il daigne au moins nous dire quel est le véritable statut légal de la fluoration, question toute simple à laquelle ni le ministère de la Santé ni même le ministère de la Justice n'ont jamais daigné répondre malgré les nombreuses requêtes des citoyens! Cette question dérogerait-elle au champ de compétence de notre bien-aimé «défenseur de nos droits les plus fondamentaux»?

Robert Duchesne

Trois-Rivières

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