Offrir un avenir prometteur aux travailleurs des régions du Québec

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Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

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Le Nouvelliste

L'auteur, Laurent Lessard, est ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Depuis des générations, la forêt est un moteur économique pour toutes les régions du Québec. Cette richesse naturelle est au coeur de nos vies, que ce soit pour notre travail, nos loisirs ou encore pour l'utilisation des milliers de produits qui nous sont offerts par la forêt. Elle fait partie de l'ADN des Québécoises et Québécois depuis des siècles.

L'industrie forestière est une fierté pour le Québec, elle fait partie de notre patrimoine historique et elle est la pierre angulaire de notre développement régional. Malgré cela, l'industrie forestière a traversé des crises et continue d'évoluer au gré des avancées technologiques et des tendances des marchés internationaux. Depuis ma nomination à titre de ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs en avril 2014, je me suis engagé à mettre en place des conditions favorables à l'épanouissement du secteur forestier québécois afin de favoriser la création d'emplois durables et de générer des retombées économiques en région.

Dans le budget présenté en mars dernier, nous avons envoyé un signal fort selon lequel nous entendons défendre et faire prospérer nos entreprises forestières au bénéfice des travailleurs. Le secteur forestier québécois doit rester concurrentiel à long terme, et nous agissons pour assurer cette compétitivité.

En annonçant d'importantes mesures budgétaires totalisant 230 millions de dollars sur cinq ans, nous positionnons l'industrie pour l'avenir. Parallèlement, notre gouvernement a aussi prévu des mesures fiscales visant à soutenir les 35 000 producteurs forestiers privés afin de stimuler la récolte de bois en forêt privée et d'améliorer l'environnement d'affaires de ceux-ci. À cela il faut ajouter que, depuis 2014, une somme de 675 millions $ a été consacrée aux activités sylvicoles au Québec, offrant ainsi aux entrepreneurs en travaux sylvicoles et aux travailleurs forestiers une stabilité et de la prévisibilité. Tous les jours, nous travaillons à adapter le régime forestier aux réalités régionales.

Toutefois, d'importants défis subsistent, ici et à l'international. Nous profitons de toutes les tribunes pour promouvoir et défendre le régime forestier québécois, notamment en ce qui concerne la certification forestière de nos entreprises. Le gouvernement ne ménage aucun effort pour dire partout dans le monde que le régime forestier du Québec est le plus rigoureux au monde. Au Québec, les lois sont appliquées de façon stricte, plus de 90 % de nos forêts intactes sont protégées et la forêt québécoise n'est pas touchée par la déforestation. C'est un message que nous devons continuer de dire haut et fort. Je salue d'ailleurs vos initiatives régionales à cet effet.

D'autres enjeux nous préoccupent. À titre d'exemple, comment s'assurer que les produits forestiers du Québec ont accès au marché américain, notre principal client? En cette période de négociation de l'accord sur le bois d'oeuvre, notre gouvernement, avec le premier ministre en tête, a interpellé les acteurs fédéraux et américains afin d'assurer la reconnaissance de notre régime forestier. Certains éléments, comme le marché libre et le Bureau de mise en marché des bois, correspondent aux demandes américaines portant sur un prix qui reflète les réalités du marché pour le bois de la forêt publique québécoise. Ces particularités doivent être reconnues à leur juste valeur.

Le Québec est un chef de file mondial en matière de gestion durable des forêts et cette vision continuera de guider nos actions. C'est dans cet esprit que j'ai annoncé la tenue du Forum Innovation Bois, le 31 octobre prochain. Ce forum réunira tous les acteurs concernés par l'innovation dans l'industrie forestière, ainsi que par la transformation et la modernisation de cette dernière. Il est primordial de se tourner vers l'innovation pour assurer la pérennité de la filière forestière.

Si le 20e siècle a été le siècle de la pâte de papier, il en sera autrement pour le 21e.

Et c'est à nous de définir quelle industrie forestière nous aurons dans l'avenir, une industrie stagnante et vieillissante, ou bien une industrie dynamique, innovante et porteuse d'avenir. Poser la question, c'est y répondre. Nous avons une chance unique de nous réinventer. Faisons-le pour nos travailleurs, pour nos régions et pour le Québec.

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