Plateaux sportifs à l'UQTR: histoire d'un fiasco

Comment peut-on avoir laissé des infrastructures aussi importantes... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Comment peut-on avoir laissé des infrastructures aussi importantes se dégrader à ce point sans les entretenir?

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

La piste d'athlétisme de l'UQTR et son terrain de soccer sont un bel exemple de la façon dont est administrée notre université trifluvienne.

Cette tuile s'ajoute au déficit de plus de 15 millions $ annoncé par son nouveau recteur, M. Daniel McMahon. II est désolant de constater l'incompétence et le manque de jugement des gens en place durant les dernières années dans cette institution.

Comment peut-on avoir laissé des infrastructures aussi importantes se dégrader à ce point sans les entretenir?

Ce n'est pas d'hier que Le Nouvelliste nous informe sur la décrépitude et le danger de ces installations.

Sur le site de Tourisme Trois-Rivières, on mentionne que l'UQTR possède pourtant ces deux plateaux sportifs. Il en est de même sur la brochure visant à accueillir les étudiants étrangers. On semble, à la direction de l'UQTR, être fier de cette poubelle sportive.

La surface du stade de l'UQTR a le même âge que celle du stade des Diablos. La différence est que le Cégep a opté à l'époque pour la meilleure surface disponible sur le marché, celle de Fieldturf. Pourquoi l'UQTR a-t-elle opté pour une compagnie américaine de moindre importance que Fieldturf? À l'époque, Fieldturf avait un chiffre d'affaires de 80 % supérieur à Sprinturf!

De plus, Fieldturf est une compagnie québécoise, ce n'est pas rien. Ils sont actuellement les leaders en surface synthétique dans le monde. Y aurait-il eu, à l'époque, des arrangements que nous ne connaissons pas?

Comble de l'incurie, à l'UQTR on exige que les nouvelles installations (si installations il y a...) ne servent qu'au soccer. Allez, on continue à démontrer notre petite vision des choses.

Tant qu'à refaire une structure de cette importance, on la refait pour quelle soit multi-sports, non? On y inclut, le soccer, le football américain, le rugby, la crosse au champ (qui prend de plus en plus d'importance dans la région) et l'athlétisme.

Il est vraiment triste de constater que plus nous montons dans l'administration de notre système d'éducation, plus les gens en place semblent être incompétents. Ils sont incapables de gérer les équipements qu'on leurs confie. Pire encore, ils n'ont aucune vision pour l'avenir des équipements à construire ou reconstruire.

L'UQTR doit être un leader dans la région, tant au niveau éducatif, artistique que sportif. Depuis des années, l'université a délaissé le côté sportif et artistique de sa mission par manque de vision et d'envergure. Elle s'est refermée sur elle-même en vivant en vase clos.

N'en déplaise au «véritable dirigeant» de l'université, le président du Syndicat des professeurs, M. Ismaïl Biskri, il n'y a pas que l'éducation qui compte dans un milieu universitaire.

Les arts et le sport ont aussi leur importance. Une université doit rayonner dans son milieu en étant inclusive. Elle doit être fière et le démontrer en ayant des infrastructures éducationnelles, artistiques et sportives de premier plan.

Est-il possible que dans notre ville nous n'ayons pas les gens possédant les compétences nécessaires pour faire progresser notre communauté universitaire? Je ne crois pas. Mais force est de constater, avec ce fiasco sportif, que nous avons eu dans notre université des gens qui eux n'étaient certainement pas à la bonne place.

Claude Trudel

Trois-Rivières

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer