Le Québec à la dérive

Pourquoi pensez-vous que l'industrie forestière a tellement de... (skdesign, 123RF)

Agrandir

Pourquoi pensez-vous que l'industrie forestière a tellement de difficultés à renaître de ses cendres?

skdesign, 123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Depuis quelques années le Québec survit grâce à la péréquation provenant du fédéral, chose que nous n'avions pratiquement jamais vu depuis des décennies!

Actuellement, les neuf autres provinces canadiennes parviennent à performer malgré une situation économique très difficile causée en grande partie par tous ces accords de libre-échange.

Ceux-ci conduisent à une mondialisation à laquelle l'Amérique du Nord ne peut s'adapter faute de négociations en matière de condition de coûts sur les productions et échanges commerciaux, particulièrement avec les pays asiatiques.

Mais dans notre beau Canada, c'est le Québec qui tire de la patte en matière de richesse et de création d'emplois. Pourquoi en est-il ainsi? Regardez toutes les lois et tous les règlements auxquels il faut se conformer en plus de l'abondante paperasse à remplir; sans compter les exigences irréalistes du ministère de l'Environnement et des organismes environnementaux.

On en a eu un bel exemple récemment: pourquoi pensez-vous que l'industrie forestière a tellement de difficultés à renaître de ses cendres?

Si quelqu'un d'entre vous a visionné l'émission Enquête récemment, vous aurez une bonne partie de la réponse. Un certain M. Mainville de Greenpeace surveillait avec ses jumelles les activités forestières de l'entreprise (Produits Résolu) pratiquement jour et nuit. En plus, il se permettait de livrer de fausses informations sur l'état des forêts.

Malheureusement, le président de l'entreprise, un certain M. Garneau, a décidé de lui tenir tête: pour se venger, Greenpeace a d'abord menacé Résolu de lui faire perdre des clients en diffusant des faussetés si bien que ce mouvement écologique est poursuivi par Résolu pour une somme de 7 millions $ et cette cause devra se régler devant les tribunaux.

Voilà un bel exemple d'abus de pouvoir de la part de Greenpeace. Avez-vous également remarqué l'arrogance et la suffisance de ce M. Mainville? Bref, tout cela n'est qu'une petite goutte dans le système.

Voyez ce qu'il se passe présentement avec le projet Énergie Est: c'est un projet fédéral dont les lois sur l'environnement ne concordent pas exactement avec celles du Québec. Pourquoi le gouvernement du Québec a-t-il accordé tant de pouvoir et d'argent à tous ces puristes irréalistes de l'environnement?

Il se laisse carrément manger la laine sur le dos! Il faut bien plaire à ces écolos!

Cette déplorable situation combinée aux effets néfastes de la mondialisation et aux accords de libre-échange font en sorte qu'il est impossible de convaincre les investisseurs qu'il serait plus avantageux pour eux d'investir du capital dans les PME ou encore dans des entreprises plus grandes.

Si les gouvernements leur garantissaient des taux de rendements stables sur les prêts ou actions, ces mêmes investisseurs ne perdraient pas leur temps sur les marchés boursiers à rendement souvent insignifiants.

Avec de telles dispositions nous ne verrions pas les Chinois acheter nos terres agricoles afin de complémenter ce qu'ils ont besoin pour leur pays d'origine; on ne verrait plus de sièges sociaux quitter le Québec sur promesse de voeux pieux.

De plus, cela permettrait de remettre au travail bon nombre de personnes et par le fait même de créer une richesse stable.

C'est bien beau viser la «bombe» avec des annonces de grosses entreprises et leurs gros salaires de fantômes qui ne démarrent pas. Plus que jamais il faut revenir à la base et d'arrêter de se fier sur les autres pour remettre le Québec sur les rails.

Soyons réalistes: dans un passé pas très lointain toutes nos régions avaient un moteur économique en plus de l'agroalimentaire et des industries comme le meuble, la chaussure, le métal abondaient, nous produisions pour nous. Pourquoi ne pas s'inspirer de l'histoire et du passé pour se prendre en main pour arrêter cette dérive inquiétante?

Alain Tourigny

Victoriaville

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer