Trois-Rivières doit renoncer à la fluoration

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

L'auteure, Martine Chatelain, est présidente de la Coalition Eau Secours!

La Coalition Eau Secours! joint sa voix à celle de la Coalition trifluvienne pour une eau très saine (CTETS) qui, le 14 avril dernier, dévoilait l'aggravation des risques de la contamination au plomb des citoyens de Trois-Rivières dans l'éventualité d'une eau fluorée.

À la suite d'une demande d'accès à l'information, la CTETS exposait les résultats d'analyses de l'eau potable et sa concentration en plomb réalisées par la ville entre 2013 et 2015.

Les chiffres officiels, appuyés sur les exigences du RQEP (règlement sur la qualité de l'eau potable), démontrent que 1 % des résidences construites avant 1970 avaient un taux de plomb dans leur eau potable qui dépassait la norme permise.

Cette question grave est également d'envergure nationale. Sachant que ce problème ne concerne pas que Trois-Rivières, nous demandons au ministère de la Santé et des Services sociaux d'agir rapidement en avisant la population du Québec de cette situation inquiétante.

Le 27 janvier dernier, le Global News titrait «Lead in water: Tens of thousands of Canadian households still have toxic pipes».

En février 2015, le directeur de la santé publique de Montréal écrivait: «Les données recueillies sur le territoire de l'île de Montréal ont montré que le plomb dans l'eau du robinet de certaines résidences peut dépasser la norme québécoise (10 microgrammes par litre (10 g/L) après 5 minutes d'écoulement».

Et d'ajouter: «Le risque à la santé est faible et limité aux femmes enceintes (pour l'enfant à naître) et aux enfants de moins de six ans qui habitent une résidence de moins de huit logements construite avant 1970 et reliée au réseau d'aqueduc municipal par un raccordement au plomb». Depuis quand acceptons-nous de tolérer ce risque, si minime soit-il, lorsqu'il est très clairement identifié?

Sachant que la fluoration de l'eau potable constitue un ajout volontaire de contaminant et qu'une fois dans l'eau, le fluor libère un acide faible et réactif qui augmente la dissolution du plomb dans la tuyauterie des résidences, nous considérons qu'il est irresponsable de fournir de l'eau fluorée aux résidences construites avant 1970.

Considérant que 17 000 citoyens de Trois-Rivières se sont clairement prononcés contre la fluoration de leur eau potable, nous demandons que ce projet soit immédiatement abandonné et que le gouvernement du Québec mette un terme à son programme de fluoration.

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