Déni de démocratie inquiétant à la MRC de Maskinongé 

Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé....

Agrandir

Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Le préfet, et maire de Saint-Léon-le-Grand, M. Robert Lalonde a mis abruptement fin à la période de questions lors de la dernière réunion du conseil des maires qui s'est tenue le mercredi 13 avril dernier.

Ce n'est malheureusement pas la première fois qu'il prend une telle décision. Ce n'est sans doute pas plaisant pour lui de devoir répondre à des questions rigoureusement préparées dont on souhaiterait qu'elles ne soient jamais posées, mais comme dirait l'entraîneur d'une équipe de hockey, cela fait partie de «la game».

Monsieur Lalonde semble éprouver beaucoup de malaise à exercer cet élément important de sa tâche. Il apparaît être sur la défensive dès qu'une question portant sur Oléoduc Énergie Est lui est adressée. On dirait qu'il la perçoit comme une chausse-trappe.

C'est sans doute pour cette raison qu'il ne peut difficilement tolérer que deux ou trois questions avant de tirer un trait sur ce point à l'ordre du jour. Au point qu'un observateur neutre pourrait avoir l'impression que s'il le pouvait, le préfet refuserait de se plier à cette activité démocratique.

Ce n'est peut-être pas le cas, mais disons qu'il ne fait pas grand-chose pour laisser croire le contraire. Ce comportement de la part du préfet peut aisément être interprété sinon comme un déni total de démocratie, au moins comme un partiel.

L'article 150 du Code municipal du Québec stipule que «la séance du conseil comprend une période au cours de laquelle les personnes présentes peuvent poser des questions orales aux membres du conseil.»

En principe, toute personne a le droit de poser une ou des questions au préfet ou à un membre du conseil lors de cette période. Il a également le droit de recevoir une réponse signifiante à sa question!

Si le préfet de la MRC de Maskinongé et ses conseillers veulent limiter ce droit de parole des citoyens, je les invite à prescrire - par voie d'un règlement - la durée de la période de questions et la procédure à suivre par celles et ceux qui désirent poser une ou des questions. Il se peut que des gens se sentent lésés, mais ça aura au moins le mérite d'être clair.

Cela dit, si jamais le conseil des maires en vient à choisir cette avenue, les citoyens seront à même d'apprécier son sens de la démocratie.

Il ne faudrait pas que les bonzes de la MRC écourtent indûment cette période car ils pourraient alors se faire dire qu'ils dirigent une instance peu démocratique!

Michel Neveu

Membre du Comité Vigilance Hydrocarbures des municipalités de la MRC de Maskinongé

Louiseville

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer