L'Association des prospecteurs de la Mauricie s'interroge

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Le Nouvelliste

Les auteurs sont membres du conseil d'administration de l'Association des prospecteurs de la Mauricie.

Dans un article publié dans l'édition du samedi 16 avril 2016 du Nouvelliste, sous la plume d'Audrey Tremblay, l'intervention du directeur général de la Ville de La Tuque, monsieur Marco Lethiecq, est renversante.

Au nom de la Ville de La Tuque, celui-ci affirme: «On était très à l'aise avec l'Association des prospecteurs quand ç'a été mis sur pied. Il y a eu un changement de gouvernance, et on est un peu moins à l'aise avec cette nouvelle gouvernance.»

En tant qu'organisme sans but lucratif, on est en droit de se demander si toutes les associations qui font affaire avec la Ville de La Tuque doivent soumettre à leur approbation l'élection de leur conseil d'administration afin de s'assurer que les personnes élues soient acceptées par la Ville.

Si oui, ça s'appelle de l'ingérence dans les affaires d'une organisation indépendante et démocratique, ce qui est inacceptable de la part d'une municipalité.

Mais en plus, le propos de monsieur Lethiecq est flou. Que veut-il dire lorsqu'il invoque la gouvernance?

Que le président de l'Association des prospecteurs de la Mauricie (APM) est trop qualifié parce qu'il détient un diplôme de saine gouvernance afin d'être conforme à la gestion des sociétés à but non lucratif? Ou qu'il est trop qualifié parce qu'il a 40 ans d'expérience dans l'industrie minière?

Ou qu'il a malheureusement été président et chef de la direction d'un producteur d'or en Tanzanie? Ou qu'il a malheureusement été vice-président des mines Copper Rand, Portage et Eastmain au Québec?

Ou qu'il est actuellement administrateur de l'Association de l'exploration minière du Québec? Ou qu'il a formé à ce jour plus de 300 personnes à la prospection minière, principalement en Haute-Mauricie?

À moins qu'il ait voulu dire que les dirigeants non élus de l'APM, donc avant l'arrivée de monsieur Girard à la tête de l'organisme, étaient manipulables parce que sans expérience dans l'industrie minière. Si c'est le cas, ce n'est pas particulièrement gentil pour eux.

Plus loin, monsieur Lethiecq affirme à propos de la demande de subvention que «c'était un dédoublement de ce qui avait déjà été financé, on était mal à l'aise de prendre des fonds publics pour financer deux projets qui se rapprochaient beaucoup. S'il n'y a pas de dédoublement de projet, on peut aider les deux entités.»

Justement, l'APM se demande ce qui a déjà été financé par la Ville de La Tuque et qui entre en conflit avec notre demande de financement, laquelle visait à établir des bases solides pour un développement durable sur le terrain.

Mis à part que la CDRNM organise de façon aléatoire des camps de prospection alors qu'elle devrait plutôt s'occuper d'établir les règles fondamentales pour une saine gestion minière du territoire, qu'elle devrait s'asseoir avec les représentants autochtones pour définir un cadre de développement qui soit satisfaisant pour tous les résidents et laisser à l'APM le soin de travailler, d'encadrer et d'encourager la recherche sur le terrain par le soutien aux prospecteurs, par la transmission d'informations pertinentes et par l'accès à une banque de données.

De plus monsieur Lethiecq dit également à propos des résultats des camps de prospection de la Ville de La Tuque qui étaient présentés au kiosque du Lac-Saint-Jean lors du Congrès Québec-Mines en novembre dernier: «La CDRNM travaille avec beaucoup de prospecteurs au niveau de la Mauricie, mais aussi avec des prospecteurs du Lac-Saint-Jean dépendamment où sont situés les camps de prospecteurs.»

À notre connaissance, les camps de prospection qui ont été financés par le CDRNM, avec de l'argent dédié à la Haute-Mauricie, ont tous eu lieu sur le territoire de la Haute-Mauricie.

Nous avons donc de la difficulté à comprendre cette volonté de travailler avec des gens du Lac-Saint-Jean alors que tous les camps de prospection étaient en Mauricie.

Mais, indépendamment de la provenance des participants, les résultats de ces camps de prospection auraient dû être présentés au kiosque de l'APM qui avait pourtant offert généreusement à la CDRNM la moitié de son espace.

Le président de la CDRNM, Patrice Bergeron, qui était présent pour une courte période lors du congrès Québec-Mines, n'a même pas daigné venir saluer l'Association de sa propre ville qui avait à sa table une grande affluence dont il aurait pu profiter.

Nous terminons en nous posant deux questions dont nous connaissons la réponse à l'une d'elles. Quel est l'avenir de la Corporation de développement des ressources naturelles de la Mauricie (CDRNM)? Quel est l'avenir de l'Association des prospecteurs de la Mauricie?

Francis Carrier

Dorys Duchesne

Judith Bachelder

Gilles Morissette

Paul-A. Girard

La Tuque

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