Douleurs et inconfort

Qu'elle ne fut pas notre surprise de constater... (Archives, Le Nouvelliste)

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Qu'elle ne fut pas notre surprise de constater l'étroitesse entre chaque rangée. On s'assoit donc pour se rendre compte qu'il manque d'espace pour nos jambes.

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Le Nouvelliste

Le mercredi 6 avril dernier, je suis allée voir le spectacle Plus tard qu'on pense de Fred Pellerin à la salle J. Antonio Thompson à Trois-Rivières.

Après un après-midi de magasinage et un bon repas au restaurant, j'avais hâte de clore cette belle journée en assistant au spectacle de notre conteur national, poète et chanteur de talent.

Mes soeurs et moi sommes arrivées une dizaine de minutes avant le début et nous nous sommes dirigées au balcon, au centre de la rangée K.

Qu'elle ne fut pas notre surprise de constater l'étroitesse entre chaque rangée. On s'assoit donc pour se rendre compte qu'il manque d'espace pour nos jambes. Nous n'avons d'autre choix que d'écarter celles-ci afin de les positionner le mieux que nous le pouvons.

Les genoux atrocement appuyés contre le dossier d'en avant, nous ressentons assez rapidement une douleur puisque le siège s'y arc-boute fermement.

Mal à l'aise, ma cuisse s'accote tout du long de celle du voisin qui ne peut lui non plus faire autrement que d'écarter les jambes le plus possible pour réussir à les caser dans cet espace restreint.

Le spectacle commence et je m'interroge déjà à savoir combien de temps j'endurerai cette posture inconfortable. Les pieds douloureusement fléchis au maximum, une crampe au mollet et les lombaires qui ne sont pas longs à en ressentir les effets négatifs. Je me demande si je suis la seule dans cet état.

Je jette des regards furtifs aux alentours pour me rendre compte que tout un chacun gigote sur son siège en tentant comme moi de bouger un peu les jambes sans y parvenir.

Après quelques chansons de Fred Pellerin, j'en viens à souhaiter une ovation ou à espérer au plus tôt l'entracte qui nous permettra de nous délier les jambes.

Enfin, ce moment arrive et nous nous levons prestement puisque nous sommes tous dans cette fâcheuse position depuis trop longtemps. Je n'ai donc pas apprécié la première partie à sa juste valeur étant trop mal assise.

Je profite de l'entracte pour m'étirer et je décide de ne pas retourner me torturer davantage en assistant, debout à l'arrière, à la seconde partie de l'excellent spectacle de cet artiste hors du commun. Je ressens l'épuisement de mon après-midi de magasinage mais pour Fred Pellerin, la fatigue et la douleur se conjuguent plus aisément.

En terminant, j'ai donc un AVERTISSEMENT aux futurs spectateurs de la salle J.-Antonio-Thompson. Si vous prévoyez acheter des billets et que vous faites plus de 5 pieds et 2 pouces maximum, oubliez le balcon et privilégiez plutôt les places au parterre. Vous vous en porterez mieux. Si vous faites de l'embonpoint, n'y pensez même pas.

Je suis donc revenue à la maison, fourbue et déçue, en me disant qu'il est dommage que la Ville de Trois-Rivières ait privilégié le profit avant le confort des spectateurs parce qu'avec une rangée en moins, tout le monde y aurait trouvé son compte et aurait passé une excellente soirée dans cette salle qui possède, malgré tout, son prestige et ses attraits.

Muguette Paillé

Sainte-Angèle-de-Prémont

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