Y a-t-il un pilote dans l'avion?

Sam Hamad et Philippe Couillard... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

Agrandir

Sam Hamad et Philippe Couillard

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Avons-nous un premier ministre au Québec? Est-ce que Philippe Couillard savait qu'avec le titre s'ajoutaient des responsabilités dont celle d'être chef de l'État?

Depuis son élection, remportée seulement sur la peur qu'ont les Québécois d'un geste démocratique qu'on appelle un référendum, il a lamentablement failli au test du leadership et ne peut assumer la fonction dont une des responsabilités est de gérer les crises.

Le libéralisme anglo-saxon propre au Parti libéral, qu'il soit fédéral ou provincial, vise à prendre le pouvoir, tout laisser aller et réagir par la suite. Aujourd'hui on ne réagit même plus, on essaie tout simplement de faire du rattrapage et trouver des excuses pour les mauvaises décisions.

On ne pourra indéfiniment mettre la faute sur le PQ qui n'a été au pouvoir que 18 mois et qui avait pourtant commencé en peu de temps à faire le ménage. Élu soi-disant pour moderniser le Québec et son parti, avec une supposément équipe financière du tonnerre, son Conseil des ministres a démontré une faiblesse évidente. Un remaniement pour redresser la situation s'avère un autre fiasco. C'est échec par dessus échec, scandale par dessus scandale. L'affaire Sam Hamad est devenue l'affaire Couillard qui s'est contenté de dire que son ami Sam avait démontré un grand courage en se retirant temporairement et qu'il lui réitérait sa pleine confiance. Pas fort, vous en conviendrez!

On a été beaucoup plus dur envers le Parti québécois qui pourtant n'avait pas une feuille de route remplie de scandales. Comme le mentionnait un paneliste cette semaine, «le problème avec ce parti, c'est qu'il n'est pas resté assez longtemps dans l'opposition pour se refaire une virginité». L'ombre de Jean Charest plane toujours et vient hanter ce parti qui n'a pas vraiment changé. On se demande qui mène au PLQ.

Barrette est un arrogant qui nous laisse croire qu'il est le seul ministre de la Santé qui fait quelque chose depuis Claude Castonguay et qui est en train de démolir notre système de santé tout en empêchant des médecins français compétents de travailler ici alors que nos hôpitaux et cliniques sont en pénurie et qu'une majorité de gens n'a pas de médecin de famille.

C'est vrai qu'au Québec l'Ordre des médecins est tout-puissant. Mme Anglade en mène large aussi et essaie tant bien que mal de réparer les pots cassés. Ce sont les deux qui défendent les gaffes du gouvernement, eux qui ont fait fi de leurs convictions pour le pouvoir. Philippe, lui, demeure froid et sans émotion dans la tempête. Dès qu'il est question d'éthique, il se dissocie de l'ère Charest, dans lequel il était pourtant une des recrues vedettes.

J'aimerais rappeler à notre premier ministre, celui supposément encore une fois de tous les Québécois, que nous comprenons qu'il peut y avoir dans bien des cas la «présomption d'innocence», mais que dans le dictionnaire il y a deux définitions du mot innocent.

Gaston Bouffard

Shawinigan

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer