Sécurité nautique et sur glace: il ne faut pas baisser les bras!

Guy Richard... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Guy Richard

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Je l'ai dit et je le répète, les citoyens doivent obliger les élus municipaux de Louiseville à faire volte-face.

La fin justifie les moyens. Cet adage s'applique bien à Yvon Deshaies, maire de Louiseville. Il a choisi de mentir à la population pour atteindre son objectif ultime. Il lui a d'abord laissé croire que le programme de sécurité nautique et sur glace était un doublon en affirmant que la Sûreté du Québec pouvait faire du sauvetage sur glace. Eh bien, c'est faux! Archi-faux!

La SQ va effectivement se rendre sur le lieu d'un incident, mais elle va vite téléphoner au Service de sécurité publique de la municipalité la plus proche pour qu'elle prenne charge des opérations.

Yvon Deshaies a aussi mentionné, pour justifier la décision de mettre fin audit programme, que c'était par souci d'économie. Or, le 4 avril dernier, en entrevue au poste de radio CH2O, il martelait que même si les pompiers voulaient rendre ce service «bénévolement et gratuitement», le conseil de ville ne le remettrait pas en vigueur. Ce n'est donc pas uniquement pour une question d'argent que le maire et les conseillers ont voté majoritairement pour son abolition.

J'ai été maire de Louiseville. C'est sous mon administration que le conseil a unanimement (le maire Deshaies en faisait alors partie tout en étant pompier volontaire) a décidé de créer formellement le programme de sécurité nautique et sur glace.

Il en a coûté plus de 50 000 $ pour le mettre sur pied. Si j'ai décidé, aujourd'hui, de sortir de mon devoir de réserve, c'est que je suis soucieux de la sécurité de tous mes concitoyens. Toute ma vie professionnelle, comme ambulancier et comme pompier, a été orientée vers la sécurité des gens. Croyez-moi, mon intérêt pour cette affaire n'est pas guidé par des ambitions politiques. On a pu, par le passé, me reprocher d'avoir pris des décisions peu populaires mais jamais on a pu douter de mon honnêteté et de mon intégrité.

Je ne suis pas le seul à soupçonner le maire Deshaies d'avoir un agenda caché. On finira bien par la mettre à jour mais, en attendant, c'est toute la population de Louisevile et celle des environs qui en sont victimes.

La Ville n'a pas perdu de temps. J'ai appris qu'elle avait déjà vendu du matériel à une société de Sainte-Angèle-de-Prémont qui se spécialise dans la formation d'individus à la sécurité nautique et sur glace.

Mais cela ne veut pas dire de se résigner, de baisser les bras. Je prie les citoyens de Louiseville de se présenter en grand nombre à la réunion régulière du conseil le lundi 11 avril prochain pour exiger du maire qu'il fasse marche arrière.

Je suis convaincu que l'opinion publique aurait raison de cet entêtement incompréhensible de la part de monsieur Deshaies et de certains conseillers.

Ce serait d'ailleurs tout à l'honneur des membres du conseil d'être capables de revenir sur leur position et d'écouter la voix du gros bon sens, celle des contribuables.

Je suis aussi persuadé que, mis au courant de ce mouvement de masse, les nouveaux propriétaires accepteraient d'annuler la vente au bénéfice du bien collectif.

Souhaitons que, pour le mieux-être et la sécurité de la population, tout se déroule selon ce scénario.

Guy Richard

Ex-maire de Louiseville

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