Bravo à la famille Badawa

À l'avant, Shaymaa, 11 ans, Moussa, 9 ans, Abdullah, 17... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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À l'avant, Shaymaa, 11 ans, Moussa, 9 ans, Abdullah, 17 ans, Sham, 7 ans, Shahd, 13 ans, Mohamed Nour, 16 ans, Mohamed Arabe, 3 ans. À l'arrière, Mohamed Badawa et Alia Badawa.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Je viens de lire avec intérêt ce 26 mars 2016, dans le Nouvelliste, l'article de Brigitte Trahan intitulé «Nouvelle vie pour les Badawa».

J'ai été impressionné par le courage, la détermination et le sang-froid démontrés dans leur passage clandestin de la Syrie vers la Jordanie, puis le Canada.

Même si régulièrement depuis quelques années, nous sommes inondés d'articles et d'entrevues télévisées sur les tueries macabres des partisans du groupe armé État islamique, j'ai été tristement touché par le sort des deux frères d'Alia qui tentaient de rendre service dans leur pays.

Je félicite la famille Badawa pour leur désir de se conformer à la période de francisation obligatoire contrairement à certains autres émigrés au Québec.

La détermination de Mohamed à vouloir travailler pour nourrir sa famille est un exemple qui peur faire réfléchir quelques Québécois préférant attendre l'aide sociale plutôt que de chercher à travailler.

Je suis heureux de constater à quel point cette famille réalise la chance qu'elle a de venir vivre au Québec dans la paix, tel que mentionné dans le bon article de Brigitte Trahan.

Que les Badawa remercient chaudement ceux qui les ont aidés tels les membres du Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) et autres est un signe de savoir-vivre.

Il n'y a qu'un petit détail qui me fait froncer les sourcils. Alors qu'au Québec les signes vestimentaires ou autres d'appartenance à une religion, en l'occurrence catholique pour de nombreux Québécois, ont presque complètement disparu de la vie publique, (soutanes et tonsures pour le clergé, robes longues noires ou blanches avec cornette pour les religieuses, processions de la Fête-Dieu, etc.), il me semble que les nouveaux arrivants auraient beaucoup à gagner et favoriseraient leur intégration en suivant, en public, les coutumes des résidents qui ont fondé le Québec.

À mon avis, il y a très peu d'intérêt à reconnaître dans la rue la religion d'un citoyen à la manière dont il s'habille. Au contraire, vouloir porter le voile pour indiquer qu'on est musulman est un droit, mais cette décision ne contribue certes pas à faire signe d'un grand désir d'intégration.

Jean-Louis Boivin

Trois-Rivières

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