Coup de balai au Vatican

Depuis son arrivée au Vatican, le pape François... (AP)

Agrandir

Depuis son arrivée au Vatican, le pape François s'est donné comme mission de faire le ménage dans cette institution.

AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Pour beaucoup de gens, le Vatican est associé à la Mafia.

On a le droit d'être soupçonneux à l'égard de la richesse au Vatican, malgré cela, je nous invite à porter un second regard sur ce nouveau pape.

En cette période de semaine de Pâques, je me suis laissé attirer par ce reportage Le pape et la Mafia à RDI, ce 24 mars, où les commentateurs racontaient comment le pape actuel, François, dénonçait énergiquement la violence, les abus et l'arrogance de cette mafia italienne.

Ça me rappelait le premier reportage sur ce sujet en janvier 2015 à la télé d'État, Coup de balai au Vatican, où l'on voit un chef d'Église qui a commencé à dépoussiérer l'appareil du Vatican, le pape François imposer son agenda avec un plan de match.

Voici quelques exemples, question d'illustrer mon propos. Les mafieux se sont servis de la religion pour justifier leur pouvoir.

Déjà en 2010, sous le pape Benoît XVI, son prédécesseur, un juge avait fait arrêter des dirigeants de la Banque, mais la Curie le limogea.

Oui, Benoît XVI, son prédécesseur, annonçait plus de transparence au sein du Vatican, mais la Curie romaine rechignait.

C'est alors que François, dès son arrivée, prend les choses en mains et veut nettoyer la Banque du Vatican.

De plus, François s'est entouré d'une garde rapprochée de huit cardinaux pour la conduite de l'Église.

Mais, pourquoi ce serait différent avec le pape François? D'abord, le ton a changé, l'image aussi. Parce que le nouveau pape est d'origine modeste, d'une personnalité humble, simple, argentin, de famille très moyenne.

Qui ne se souvient de ses débuts comme nouvel évêque de Rome et représentant de Pierre, élu le 13 mars 2013?

Certains faits nous le suggèrent: utilisation de sa propre auto, une Fiat, par exemple. Une image vaut mille mots! Pour le moins étonnant, surprenant!

Et puis, le pape François, à la suite de ses prédécesseurs, a un plan de match, et malgré la résistance, il exprime sa détermination à changer des choses. Outre ces dossiers, François dénonce la pédophilie, le radicalisme, etc. Il se montre clairvoyant et nuancé dans ses prises de position lors de son intervention au Congrès de Washington, où il s'exprime en rappelant qu'il faut cesser de diviser le monde en bien et mal. À celles et ceux non-croyants, il dit: «Même si vous n'êtes pas croyants, pensez à moi».

L'Église ne se tourne pas sur un 10 sous! Les institutions sont plus difficiles à faire bouger que les personnes tout comme les gouvernements civils.

Pour paraphraser l'Évangile: «Qu'est-ce qui peut sortir de bon de Nazareth?», on pourrait demander: «Qu'est-ce qui peut sortir de bon du Vatican?» Or, l'arrivée d'un pape de cette envergure ajoute un fleuron à l'Église catholique, et à ses 1,1 milliard de fidèles. Souhaitons-nous en cette semaine d'après Pâques que ses traces seront suivies, que l'Église catholique, à travers les diocèses et ses représentants sera encore davantage plus collée à l'image d'un serviteur qu'à la prétention d'un chef politique ou d'un roi avec ses atouts.

André Gendron

Shawinigan-Sud

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer