Ce que je crois

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Le Nouvelliste

En réaction aux lettres de Gilbert Bournival (Oscar pour le pape François, parue le 24 mars) et de Roger Matteau (Qu'arrive-t-il avec Dieu?, parue le 26 mars).

À la suite des excellents articles de MM. Gilbert Bournival et Roger Matteau m'est venue cette réflexion...

Mais comment cela a-t-il pu se produire? Longtemps je me suis posé cette question. Toute mon enfance a été à l'enseigne de la religion catholique. Mes parents, mes maîtres et l'Église m'ont enseigné les règles et la soi-disant vérité de la religion à laquelle j'appartenais. Comment se pouvait-il que déjà, en cinquième année du primaire, j'avais des doutes et que je me posais des questions?

Depuis lors, il y a une foule de choses auxquelles je ne crois plus. La religion ne peut pas être «tangible» puisqu'il s'agit surtout d'une relation entre le divin et l'humain. Tandis que la science se définit comme la connaissance acquise par des valeurs vérifiables. J'en prends pour exemple la création spontanée. Non pas que je crois Dieu incapable d'une telle chose, mais la science, preuve à l'appui, nous a appris que les êtres et les choses ont évolué au cours des siècles. J'adhère à la théorie de Darwin dont je ne peux absolument pas renier les fondements.

Plus j'avance en âge, plus mes pauvres connaissances me confortent en ce sens que nous avons été bernés par l'Église, par l'élite, par nos parents et nos maîtres qui avaient adhéré à ces instructions parce que l'autorité religieuse se posait comme paroles d'évangile.

Je vous assure qu'au cours de nombreuses années, j'ai fait partie de plusieurs mouvements religieux, toujours en espérant qu'ils m'appuient dans l'élan que j'entreprenais à vouloir enfin mettre en pratique l'ouverture au monde et jeter un pont entre la foi religieuse et la vie quotidienne, tout ça afin de répondre à ma quête de sens et à celle du peuple catholique, de plus en plus nombreux à démissionner devant l'aveuglement de l'Église qui refusait d'être un organisme ouvert, à l'écoute de leur espoir et de leurs angoisses.

J'aurais voulu y trouver l'engagement, l'audace de l'initiative mais j'ai toujours été déçue. L'assemblée était passive et il y avait peu de souci de critiquer l'Église au regard des valeurs évangéliques contemporaines. La structure hiérarchique du catholicisme a continué à être directive et dominatrice. Le dialogue n'a pas été encouragé. Mon zèle s'est effrité mais je rêve encore à «l'impossible renouveau».

Réjeanne Matton

Shawinigan

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