Les sales langues libérales

Le ministre de la Santé et des Services... (La Presse Canadienne)

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, fait partie des parlementaires libéraux qui ont proféré des insultes ou qui ont été grossiers envers des collègues députés à l'Assemblée nationale.

La Presse Canadienne

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Le Nouvelliste

Quelle sale mouche peut bien piquer nos élus lorsqu'ils deviennent libéraux?

Jean Charest qui traite Elsie Lefebvre d'«hostie d'chienne!» et Stéphane Bédard de «tête de Slinky». Le libéral Gaétan Barrette qui traite Diane Lamarre d'«épileptique». La libérale Christine St-Pierre qui crie «va chier!» à Pauline Marois. Le libéral Thomas Mulcair qui a traité Yves Duhaime de «vieille plotte». Norman MacMillan qui traite Sylvie Roy de «grosse crisse!». Jean-Paul Carrier, attaché politique de la candidate libérale Yolande Thibeault, qui traite Maka Kotto de «nègre». Justin Trudeau qui traite Peter Kent de «piece of shit!» («tas de merde!»). Faut rappeler ici que Pierre Elliott Trudeau, son papa, avait fait pire en lançant «Fuck off!» («Allez vous faire enculer!») à ses adversaires! Jacques Hébert, sénateur libéral, qui avait qualifié la journaliste Josée Legault de «grosse vache séparatiste». Denis Coderre qui a déjà dit que son adversaire (Osvaldo Núñez) n'était pas «d'ici» et l'a menacé de le «déporter», de le «renvoyer dans son pays natal» (le Chili), parce que ce Québécois d'adoption (M. Núñez) avait commis le péché de devenir souverainiste.

Tous ces libéraux-là se croient moralement supérieurs et plus tolérants que les autres. Pourtant, ce sont eux qui lancent la plupart des attaques vicieuses et personnelles contre autrui. De vraies langues de vipères! Quand ces libéraux sont à court d'arguments, ils se sentent obligés d'insulter ceux qui ne pensent pas comme eux! Aussi, il arrive souvent aux libéraux de qualifier de «séparatistes» ou de «Nation Wreckers» les péquistes qu'ils accusent d'être intolérants. Des «séparatistes» qui, selon Philippe Couillard, veulent «détruire» le pays. Il y a beaucoup de violence verbale dans les insultes et mots péjoratifs utilisés par Couillard & Cie. Il faut être ignare ou de mauvaise foi pour ignorer que le terme «séparatiste» est à «souverainiste» ce que le mot «Nègre» est à «Noir»; le premier mot étant fortement connoté et péjoratif, l'autre pas. Par son choix délibéré de mots hostiles pour nommer les souverainistes et leur prêter des intentions de vouloir «détruire» le pays, M. Couillard laisse transpirer son intolérance. Car il ne peut pas ignorer que, partout sur Terre, les vrais «séparatistes» sont des terroristes sanguinaires qui ont tué des centaines de milliers de gens. Si les connotations négatives et violentes liées au mot «séparatistes» échappent à M. Couillard, je lui suggère d'ouvrir les yeux et de regarder ce qui se passe hors de nos frontières, et hors de l'Arabie saoudite où il passé plusieurs années.

S'il s'ouvre un tantinet l'esprit et s'informe un tant soit peu, M. Couillard constatera que, çà et là sur notre petite planète, les «séparatistes» commettent régulièrement des actes terroristes, violents et meurtriers.

Au Canada, outre les séparatistes sikhs de Vancouver qui ont tué 2 bagagistes et 329 voyageurs en 1985 (dont 82 enfants), les seuls qui méritent (ou plutôt «déméritent») d'être associés aux vrais «séparatistes» de ce monde (culpabilité par association), ce sont les «felquistes».

Mais ça, M. Couillard, c'est de l'histoire ancienne, alors que les violences «séparatistes» à travers le monde sont encore bel et bien présentes, bel et bien contemporaines.

M. Couillard accuse ses adversaires de pratiquer la politique de l'insulte, du dénigrement, de la boue, de la culpabilité par association. Il voit la paille dans l'oeil d'autrui mais pas la poutre dans son propre oeil à lui.

Lise Warren

Shawinigan

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