Victimes à bout de souffle

Agrandir

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

J'aimerais répondre à Samuel Lafontaine qui dans sa lettre ouverte fait l'apologie des libéraux fédéraux et des 30 millions $ sur 3 ans qu'ils ont «généreusement» accordés aux malheureuses victimes de la pyrrhottite.

M. Lafontaine, tout d'abord félicitations pour votre travail de relations publiques et de mise en valeur du député Champagne que vous présentez comme le sauveur de la Mauricie et des victimes de la pyrrhottite. Je suis certain qu'il apprécie beaucoup et que, d'autre part, ça ne nuira sûrement pas à votre avancement dans la fonction publique fédérale.

Ensuite réalisez que 30 millions $ sur 3 ans face à l'ampleur du problème c'est un peu comme si un médecin disait à un patient atteint du cancer qu'il a un médicament pour le traiter mais qu'il va finalement lui en prescrire uniquement pour une semaine et qu'après c'est terminé.

Je vous invite vigoureusement à venir visiter votre belle région natale pour faire le tour des victimes et défendre votre point de vue. Vous n'aurez pas de difficulté à localiser lesdites victimes.

Il vous suffira de trouver les maisons aux fondations délabrées ou simplement «jouquées» en l'air en attente de réparations majeures qui vont coûter des dizaines de milliers de dollars à des familles qui ont été flouées parce que quelqu'un quelque part n'a pas fait son travail et que d'autres «font traîner» devant les tribunaux le temps que le suicide et le désespoir aient raison de la moitié des victimes.

Vous serez sans doute à bout de souffle en lisant la dernière phrase volontairement très longue. Vous aurez ainsi un mince aperçu de comment se sentent les victimes: à bout de souffle elles aussi.

Luc Gélinas

Trois-Rivières

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer