Un registre non nécessaire

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Le Nouvelliste

En réponse à la lettre de Benoit Laganière intitulée «L'héritage du registre: les vies sauvées et l'argent épargné», parue le 25 février dernier.

Je compatis avec vous si comme vous le mentionnez vous avez vécu la fusillade de la Polytechnique. Mais je ne sais pas où vous avez pris vos statistiques, mais elles ne sont pas exactes.

D'abord, le gouvernement libéral fédéral a créé le registre des armes à feu pour se donner bonne conscience, après l'événement tragique de la Polytechnique.

Il a engouffré 2 milliards de dollars des honnêtes contribuables, il a coupé dans la police des ports, il n'a pas augmenté le nombre d'agents des douanes dans les ports.

Pourtant, c'est à ces endroits que les conteneurs d'armes à feu arrivent: des armes illégales, non enregistrées et qui tuent des gens à chaque année. Ce registre n'a pas empêché un désaxé d'aller dans une école avec une arme dûment enregistrée et de tuer et blesser de jeunes personnes.

Aucun registre quel qu'il soit n'empêchera une personne qui veux faire du mal d'entrer dans une école et de faire feu sur des innocents. Aucun registre des armes à feu ne changera quoi que ce soit aux personnes qui veulent se suicider par une arme à feu ou qui sont déséquilibrés.

Ce n'est pas les armes qu'il faut contrôler, ce sont les personnes qui les utilisent à mauvais escient. Comment un médecin ou psychologue qui soigne une personne pour une dépression ou des troubles mentaux ne demande pas à cette personne, s'il a des armes à feu et s'il peut les placer ailleurs que chez lui pendant son traitement. On n'a pas besoin d'un registre pour cela, seulement une conscience.

C'est seulement les honnêtes personnes, comme les chasseurs, qui vont payer pour cela, eux qui n'ont rien à voir avec la fusillade de Polytechnique. Arrêtez, politiciens, de vous laver les mains comme Ponce Pilate et investissez notre argent dans le contrôle de personnes psychologiquement affectées et dans un contrôle d'entrée des armes à feu au Canada et au Québec.

De plus les coûts du registre sont sous-estimés; on parle de 17 à 30 millions $ pour le projet. Le registre n'est pas encore créé et on a déjà dépassé l'estimation faite.

Le gouvernement du Québec a dépensé près de 32 millions $ en frais juridiques pour récupérer les données de l'ancien registre fédéral. Les données recueillies ne peuvent même pas être utilisées pour faire un nouveau registre car elles ne sont plus à jour.

Finalement, le gouvernement devrait investir son argent ailleurs, par exemple dans la santé ou l'éducation à la place d'un registre qui ne servira à rien.

Laurent Marleau

Trois-Rivières

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