Propos francophobes: CBC doit prendre ses responsabilités

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Le Nouvelliste

À la veille de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars, nous, signataires québécois, voulons joindre en toute solidarité nos voix à celles de Michel Doucet et de la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick qui dénoncent les propos francophobes et haineux écrits par des internautes sur le site web de la CBC.

À la veille de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars, nous, signataires québécois, voulons joindre en toute solidarité nos voix à celles de Michel Doucet et de la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick qui dénoncent les propos francophobes et haineux écrits par des internautes sur le site web de la CBC.

Si les sections commentaires offrent la plupart du temps un lieu de débat entre les citoyens sur des enjeux d'actualité, la publication de discours irrespectueux ciblant la population francophone est inadmissible et doit faire l'objet d'une modération rigoureuse et efficace par le diffuseur public.

Que des personnes croient que «the French in NB should pack up and move back to Quebec or better yet move back to France», est regrettable.

Mais qu'on puisse lire un tel commentaire sous un article publié par CBC, est inacceptable. Nous demandons donc à ce que les propos francophobes ne puissent être diffusés sur ce site.

Dans la lettre qu'adresse M. Doucet à CBC, l'auteur souligne comment «il est plus facile d'émettre des commentaires haineux sous le couvert de l'anonymat».

Si la CBC fait le choix de permettre aux internautes de participer au débat public sans devoir révéler leur identité, cette décision vient avec la responsabilité de garantir une gestion des commentaires ferme.

Nous ne pouvons tolérer que des personnes aient la possibilité de déverser un excès de mépris envers une population ciblée sur une plateforme web de la société d'État.

Les Québécois ont longuement milité pour faire reconnaître et protéger leurs droits linguistiques, ce qui a abouti, en grande partie, à l'adoption de la Charte de la langue française en 1977.

Or, malgré le fait que le Nouveau-Brunswick soit une province officiellement bilingue, des gains importants restent à faire pour les droits des francophones. À cet égard, nous jugeons précieux et essentiel de les appuyer dans leur démarche.

Chers voisins, continuez le combat!

Solidairement,

Marianne Mathis,

Lauréanne Daneau

Trois-Rivières

et 171 autres signataires

dont Jean-François Aubin, conseiller municipal,

Robert Aubin,

député néodémocrate

de Trois-Rivières,

Roger Kemp,

président, SSJB de la Mauricie,

Alexandre Cloutier,

député de Lac-Saint-Jean,

Bernard Drainville,

député de Marie-Victorin et leader parlementaire de l'opposition officielle,

Gilles Duceppe,

ex-chef du Bloc Québécois,

Sol Zanetti,

chef d'Option nationale

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