Pas maîtres chez nous

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

En tant que Stéphanois, j'étais content de lire dans votre quotidien du 16 mars que les membres du conseil municipal de Saint-Étienne-des-Grès avait voté, unanimement, une résolution d'opposition au passage de l'oléoduc Énergie Est sur nos terres stéphanoises.

J'en profite pour féliciter les membres du conseil qui se tiennent debout pour la protection de nos eaux souterraines et de notre environnement, cette résolution vous honore.

Pour tous ceux et celles qui suivent le dossier d'assez près, vous savez très bien que les risques d'une catastrophe environnementale sont très réels et que les promoteurs de ce projet ne nous disent pas toujours la vérité, ou en cachent une partie.

Selon Équiterre, qui publie sur son site web (http://www.equiterre.org/fiche/projet-oleoduc-energie-est-transcanada) une analyse approfondie de ce dossier, le nombre de fuites dans les pipelines au Canada a triplé depuis dix ans.

Par ailleurs, deux dénonciateurs, Mike Klink et Evan Vokes, ont présenté des plaintes sur les matériaux et la qualité des travaux effectués par la compagnie TransCanada.

Mike Klink, inspecteur chez Bechtel, est un entrepreneur qui a travaillé sur le pipeline Keystone. Il indique que la qualité de l'acier utilisé était inférieure, que la compagnie falsifiait des tests de sécurité et que certaines installations étaient situées sur des terrains inappropriés, comme par exemple sur des zones humides.

Evan Vokes, ancien ingénieur chez TransCanada, ajoute que la compagnie n'adhérait pas à certains règlements de soudage de l'Office national de l'énergie.

Il y a une foule de raisons pour s'opposer à ce projet qui nous fait encourir tous les risques et qui met en danger l'approvisionnement en eau, non seulement des Stéphanoises et Stéphanois, mais de millions de personnes au Québec.

Mais comme vous le savez, ce projet est de juridiction fédérale; les Québécoises et les Québécois ne sont pas décisionnels à cet égard, et c'est bien là le drame. Nos pressions, nos oppositions à ce projet seront-elles entendues?

Voilà un bel exemple, parmi tant d'autres, du carcan dans lequel nous plonge le fédéralisme. Un Québec indépendant serait maître des décisions environnementales sur son territoire.

Marc Bournival

Saint-Étienne-des-Grès

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