Un chien aurait été mieux traité...

L'hôpital de Louiseville.... (Archives, Le Nouvelliste)

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L'hôpital de Louiseville.

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Est-ce les coupes de notre gouvernement Couillard ou le désintéressement de certains employés pour la profession d'infirmière?

Ou tout simplement le regard méprisant des gens en poste cette journée. Je m'explique. Jeudi matin le 25 février, mon fils se présente à l'urgence de l'hôpital de Louiseville et perd conscience.

Il revient à lui couché dans une mare d'eau et de boue, accumulé par le va-et-vient des patients. Et surprise: personne ne s'est occupé de lui.

Heureusement, il a repris conscience au moment où l'infirmière appelait un autre patient pour consultation. Aucune compassion, aucune vérification minimale, ces gens sont-ils à leur place? Plusieurs patients sont passés avant lui. Lorsqu'il a été appelé, il restait peu de personnes dans la salle.

Pour en rajouter, la phrase magique que lui a servie l'infirmière: «Ça sert à rien de faker en perdant connaissance, ça passera pas plus vite, t'es pas le seul à l'avoir essayé»!

Ensuite deuxième cerise sur le sundae, le médecin lui a dit de ne plus revenir à l'urgence, de se prendre un médecin de famille car des suivis de CSST, ils n'en font pas. Facile, facile de se trouver un médecin de famille?

Mon garçon s'est senti humilié, méprisé, il n'a pas l'air d'un itinérant, mais il a compris ce qu'ils peuvent ressentir sous le regard des autres. Seul comme un chien, entouré de gens, le service d'un vétérinaire aurait été plus rapide.

Mon fils va à l'urgence pour un suivi médical, car deux fois il a perdu conscience sur la route avec son camion remorque.

Heureusement pour lui et les gens sur la route, lorsqu'il s'est senti mal, il a eu le réflexe de ralentir; par contre, la perte de conscience l'a conduit dans le vallon de l'autoroute.

J'espère que cette divulgation sera lue et prise en considération par les gens en situation d'autorité et que cela ne se reproduira plus. Sait-on jamais quand une situation peut dégénérer?

Je tiens tout de même à féliciter ceux et celles qui font correctement leur travail et même souvent plus. Avec tout le stress engendré par les coupures, il est encore heureux que des jeunes se dirigent toujours vers cette discipline.

Nicole Crête

Trois-Rivières

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