Lettre à mes petites-filles

Madame Thériault ou n'importe quelle autre personne a... (La Presse Canadienne)

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Madame Thériault ou n'importe quelle autre personne a le droit de penser ce qu'elle veut sans se faire écoeurer par l'inquisition féministe qui s'apparente au «crois ou meurs» de l'autre inquisition.

La Presse Canadienne

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Le Nouvelliste

Je suis le grand-papa de six petites filles et de trois jeunes garçons.

Si je leur écris aujourd'hui c'est pour qu'elles soient instruites d'un triste événement qui met en cause des femmes qui se disent féministes et une autre qui dit la même chose mais différemment. Lise Thériault est ministre de la condition féminine et elle se qualifie d'égalitariste plutôt que féministe.

Ici au Canada, on jouit de la liberté d'expression, mais il est une liberté qui précède la première et c'est la liberté de penser.

Madame Thériault ou n'importe quelle autre personne a le droit de penser ce qu'elle veut sans se faire écoeurer par l'inquisition féministe qui s'apparente au «crois ou meurs» de l'autre inquisition.

Je trouve disgracieux l'amalgame médiaco-féministe visant à discréditer une femme qui prône l'égalité hommes-femmes mais refuse l'étiquette féministe.

On ne peut quand même pas obliger une femme à se dire féministe surtout lorsque la différence n'est que sémantique. Et ce sont les mêmes femmes qui discourront sur la démocratie...

Charlotte, Adèle, Éliane, Juliette, Béatrice et Camille, je vous en prie, faites la promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes mais de grâce, ne vous laissez pas enrégimenter dans cette secte dite féministe aux desseins nébuleux.

C'est une secte de pouvoir qui a noyauté la plupart des médias. Elle pouvait ainsi amplifier un bruissement à volonté.

Mes petites-filles, je vous incite à penser par vous-mêmes. Les médias en général vont habilement vous contraindre à penser comme eux mais résistez.

Si vous utilisez votre raison, si vous êtes les architectes de votre propre pensée, vous serez à l'abri de ces hurluberlus qui finissent par nous dire ce que nous devons penser. Soyez libres, libres penseurs, simplement libres.

À mes petits-fils Pierre, Olivier, Gabriel et Thomas, je dis que lorsqu'une fille vous dira «oui, oui, ouiii», ça voudra dire oui. Mais un seul non voudra dire non.

Vous savez, il n'y a pas que des femmes qui souffrent. Il y a aussi des hommes malheureux, mal payés, abusés et rejetés. Mes petits-enfants quand vous serez grands, ne soyez pas féministes. Certaines sont trop simplistes.

Thérèse Casgrain et Claire Kirkland-Casgrain sont malheureusement décédées et la relève est médiocre. Non ne soyez pas féministes.

Soyez des humanistes dans toute la noblesse de ce mot et vous éviterez ainsi le sectarisme et même le mensonge.

De grand-papa qui vous aime.

Serge Gagnon

Louiseville

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