D'Anticosti à Bombardier

L'affaire d'Anticosti. Je parie ma chemise que ni François Legault ni Pierre... (La Presse)

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Le Nouvelliste

L'affaire d'Anticosti. Je parie ma chemise que ni François Legault ni Pierre Karl Péladeau ni les savants commentateurs n'ont lu le contrat de Pétrolia.

Pourtant, ils s'égosillent à dire qu'on le déchire et que la planète entière perdra confiance en nous. Personnellement, je souhaite que ce contrat devienne inopérant de manière à sauver cette île paradisiaque, ce joyau à nous. Quand on veut commenter un contrat, on commence par le lire. C'est la moindre des choses.

Quant à Bombardier, François Legault se comporte comme s'il était un grossier personnage contrairement à M. Péladeau qui critique Philippe Couillard sans s'en prendre à la personne du premier ministre.

Legault devrait savoir qu'il faut respecter l'institution du premier ministre, quel qu'il soit. Mais il a choisi la démagogie et l'insulte. Dommage.

Dans l'aventure Aveos, il faut commencer au début. Aveos a fait faillite. Donc ses employés ont perdu leur emploi.

Mais ils sont allés devant les tribunaux non pas pour retrouver leur emploi mais pour obliger Air Canada à entretenir ses avions à Montréal. Et à date, les tribunaux leur ont donné raison.

Mais dans la meilleure des hypothèses, Air Canada n'est pas tenue d'embaucher des anciens travailleurs d'Aveos, d'autant plus que plusieurs se sont trouvé un emploi ailleurs.

Ceci dit, Bombardier c'est 40 000 emplois au Québec. Il faut s'en occuper. Or Québec débourse 1,3 milliard $ pour aider au développement de la CSeries et Air Canada s'engage à acheter 45 de ces avions plus une option sur 30 autres.

Québec qui jusque là, appuyait ce qui restait d'Aveos suspend ses procédures et conclut, dit-on, un marché avec Air Canada pour qu'elle entretienne ses avions CSeries à Montréal, ce qui représenterait à terme 1000 emplois. Ce n'est pas rien non plus.

Messieurs Legault et Péladeau devraient savoir que Bombardier est une entreprise canadienne multinationale qui possède des installations un peu partout dans le monde.

Il n'est donc pas scandaleux qu'elle les utilise que ce soit en Irlande ou Wichita au Kansas, par exemple.

À force de démagogie, nos politiciens, surtout Legault et Péladeau, nuisent considérablement à la survie de la CSeries. Pour quelques votes de plus ou de moins ils embêtent royalement une industrie qui emploie 40 000 personnes chez nous.

Mais il y a pire. Si le fédéral allonge lui aussi un milliard $, il est question que les deux gouvernements contrôlent l'entité qui s'occupe de la CSeries.

Or, si les gouvernements sont majoritaires au conseil d'administration de la CSeries, il n'est plus du tout certain que le succès sera au rendez vous. Si vous voulez crever de faim, faites contrôler les épiceries par les gouvernements...

Enfin, Legault s'est fait dire par le président de Bombardier qu'il était une nuisance pour l'entreprise. À la sortie de son entretien, Legault déclare qu'il veut la garantie que le siège social demeurera au Québec.

Voyons donc! Il est au Québec depuis toujours. C'est une exigence inutile uniquement destinée à dorloter les caméras et ce, pour quelques votes de plus ou de moins. Sans qu'il le réalise, Legault a tenté de blesser gravement Bombardier en visant Philippe Couillard. C'est un piètre tireur qui donne froid dans le dos.

Serge Gagnon

Louiseville

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