Épargnez les étudiants étrangers

Quelle consternation en prenant connaissance de la décision... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Quelle consternation en prenant connaissance de la décision du gouvernement Couillard de faire de nouvelles coupes auprès des universités du Québec, mais qui seraient assumées par les étudiants étrangers.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Quelle consternation en prenant connaissance de la décision du gouvernement Couillard de faire de nouvelles coupes auprès des universités du Québec, mais qui seraient assumées par les étudiants étrangers.

D'après le discours du premier ministre à la fin janvier, l'austérité et la rigueur étaient terminées et ainsi commençait une nouvelle période adoucissante... N'est-ce pas que les élections s'en viennent pour 2018?

Lors de la dernière campagne électorale, le Parti libéral avait annoncé des coupes nécessaires, mais qu'on allait préserver la santé et l'éducation. La surprise fut grande de voir sur quels clous le marteau a frappé; ce sont les plus démunis qui ont été affligés et non pas les salaires éhontés des hauts fonctionnaires et ministres ou des compagnies qui profitent des abris fiscaux.

Quant aux droits de scolarité des étudiants étrangers, les universités pourraient hausser la facture jusqu'à 25 %. Notons que 12 000 étudiants français seraient épargnés par cette mesure. Pour calmer les esprits, ils ont payé une seule fois à ma connaissance, 6500 $ à l'automne 2015.

On lit dans Le Nouvelliste que si l'on exclut les Français, le Québec compte environ 20 000 étudiants étrangers. Près de la moitié d'entre eux ne paient que les droits de base, c'est-à-dire les mêmes que les Québécois (2293 $) en raison notamment d'ententes entre Québec et certains pays. La politique et l'économie avant tout, n'est-ce pas?

Sont considérés comme étrangers les étudiants des autres provinces canadiennes. Par exemple, à l'UQTR, des étudiants francophones provenant de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick, deux provinces voisines. J'ignorais que le Québec était déjà séparé du Canada, cessons d'en parler...

Il y a toutefois un espoir en lisant les propos tenus par le président de l'AGEUQTR, Jean-René Leblanc-Gaboury, qui essaiera de convaincre de pied ferme le nouveau recteur, Daniel McMahon, afin qu'il ne donne pas suite à cette hausse de 25 %.

Quelle injustice quand on se rend compte que les étudiants français seraient épargnés par cette mesure! C'est bien d'inviter nos cousins français à notre table, mais pas au détriment de notre propre famille qui doit passer en premier.

On voudrait chasser les francophones des autres provinces canadiennes, on ne s'y prendrait pas autrement. Certains d'entre eux songent déjà à se tourner vers les universités anglophones puisqu'ils sont bilingues et pratiquent les deux langues officielles du Canada, notre pays et le leur.

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières

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