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Où est la dignité humaine? (Infographie Le Soleil)

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Le Nouvelliste

Où est la dignité humaine?

Dans le débat de société qui se passe actuellement, je me suis posé ce qui m'apparaît être la grande question, la question fondamentale: qu'est-ce que la dignité humaine? Où est la dignité humaine?

L'agir humain comporte toutes sortes de facettes, mais il se définit pour marquer sa dignité par quantité de valeurs positives qui font ressortir la grandeur et la dignité des personnes. Dans les différentes étapes de la vie, il y a toujours des défis à affronter pour se réaliser: que ce soit au physique, intellectuel ou moral. Ainsi, si je veux que mon corps puisse grandir en santé et en grande forme physique, je prends des moyens adaptés à mon âge et à mes aptitudes pour développer le meilleur être que je peux devenir. Cela suppose qu'on doit vaincre de nombreux défis. Par contre, quelqu'un qui n'accepte pas les défis, va poser des gestes inadaptés aux besoins de son organisme... Son être humain ne sera jamais pleinement complet.

C'est ainsi que dans le cas d'un développement humain normal, on verra des hommes et des femmes qui sont capables de se réaliser pleinement comme personnes humaines; et on assiste à l'éclosion de nos personnages les plus remarquables dans les différents domaines de la vie des sociétés, par exemple nos héros, nos vedettes, nos modèles, des personnalités exemplaires: personnalités qui se sont bâties à force d'efforts, de courage, d'audace, de persévérance, de fierté et de désir de vaincre.

Par contre, là où dans une vie les personnes n'acceptent pas les efforts, lorsqu'elles démissionnent devant les difficultés, il n'y a pas de pleine réalisation de la personne humaine; il y a toujours des carences irréparables.

Lorsqu'on parle de mourir dans la dignité, il me semble que l'on doit ainsi envisager le destin des êtres humains: chacun doit envisager l'issue de sa vie humaine en se positionnant devant le dilemme suivant: pendant tant et tant d'années, j'ai affronté les difficultés avec générosité, persévérance et audace pour grandir dans la vie, et maintenant je vais couronner mon existence avec une victoire sur le plus grand défi de ma vie: ma mort, ou en réfléchissant à la situation contraire; vais-je démissionner devant le plus grand défi de ma vie, me laisser aller?

Mourir dans la dignité: il faut choisir la vraie dignité, la vraie grandeur. Les valeurs positives qui m'ont inspiré pendant toute ma vie doivent aussi inspirer mon attitude devant la mort.

Jean Matteau

Trois-Rivières

Du respect pour les aînés

En janvier dernier, dans une édition week-end du Nouvelliste, M. Thierry Évrard a parlé de la ségrégation des aînés au Québec. Il disait qu'on ne se voit pas vieillir, surtout si on a la santé. Nos goûts, nos pensées, nos aspirations restent les mêmes. C'est tellement vrai. C'est tellement vrai aussi pour ma bonne amie, riche de sa soixantaine d'années. Chaleureuse, généreuse et remplie de talent, elle aime la vie, les fleurs, les oiseaux, les gens.

Assez souvent, hélas, il ne faut pas chercher très loin pour s'apercevoir que l'atteinte au respect des aînés ne vient pas toujours de l'extérieur mais des proches, très proches. Dix ans de vie commune avec un nouveau conjoint ne font pas l'unanimité chez certains de leurs enfants, eux-mêmes parents. Indifférence, attitude hautaine, regards méprisants... La liste est longue de ce qui peut blesser insidieusement.

Bien qu'à distance, je me sens près d'elle, Je comprends mieux pourquoi la tristesse habite si souvent mon amie, ma précieuse amie. Et je l'encourage à aller chercher de l'aide.

Nicole Capino

Sainte-Geneviève-de-Batiscan

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