Laxisme à la sécurité

Opération déneigement après la tempête....

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Opération déneigement après la tempête.

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Le Nouvelliste

Dans notre société, les policiers et les pompiers assurent la sécurité des biens et des personnes, merci à vous.

Mais on oublie le rôle des entrepreneurs de routes, responsables de l'entretien. Par leur laxisme ou leur paresse à enlever la neige dès le début et à faire disparaître la glace sur les routes (les moyens ne manquent pas), ils menacent la sécurité des citoyens (décès et blessures) et de leurs biens (camions, automobiles et autres).

Il n'est pas normal que, depuis plus de dix ans, il y ait tant d'accidents sur nos routes, certains conduisant à la mort ou à des blessures graves nécessitant des réadaptations en institutions ou des pertes d'emploi.

Il n'est pas normal qu'il y ait tant de sorties de route. Ces accidents produisent des hausses de frais d'assurance pour tous.

Le laxisme à enlever la neige dès le début de la précipitation fait en sorte qu'après le passage de quelques véhicules sur la neige, celle-ci devient rapidement de la glace, le conducteur ne pouvant «ajuster sa conduite à l'état de la route».

Or, nous faisons partie des pays qui ont vaincu les rudesses de l'hiver par différentes techniques d'habitation (poêle, isolation, double fenestration, etc.); comment se fait-il que nous ayons perdu notre si bonne façon d'entretenir nos routes pour les rendre si dangereuses à y circuler depuis dix ans?

Autrefois, bien avant que les petits poissons de nos cours d'eau, craignant l'eau légèrement salée, ne deviennent plus importants que la vie des citoyens, nos pères et grands-pères conduisaient sur des routes sur lesquelles les responsables de l'entretien sécuritaire épandaient du sel, gardant la chaussée sur l'asphalte, même si leurs voitures n'avaient des pneus d'hiver que sur les deux roues motrices arrières.

Aujourd'hui, la qualité de nos routes est comme au XIXe siècle, lorsque nos ancêtres aplatissaient la neige avec des rouleaux.

En ce moment, la sécurité du citoyen est menacée car elle se limite et est assujettie à l'épandage d'une mince largeur d'un mélange de sel et sable sur la ligne centrale de la route, quelques fois sans sel.

Or, le sable ralentit la fonte de la neige et, mélangé à la neige, il augmente l'embourbement dela neige sous les roues des véhicules.

Au Québec, en plus d'être le lieu où les impôts et les taxes sont les plus exhaussées, s'ajoutent des frais onéreux d'assurance et de risques élevés d'endommager son véhicule.

Pas surprenant qu'il se vende de plus en plus de 4x4, des VUS, des pick-ups et autres véhicules sécuritaires et costauds, en plus de l'obligation d'avoir quatre pneus d'hiver dès le 15 décembre.

En 2014, on se «pète les bretelles» avec 336 morts et 1573 blessés graves. Mais combien auraient pu être évités? Alors, où est le sel? Où va l'argent du sel?

La situation qui perdure depuis plus de dix ans n'est pas normale, pas au Québec, reconnu pour sa neige!

Il y a des gens qui donnent des consignes qui menacent votre vie, votre intégrité physique et vos biens. Ils doivent être interpellés pour menace à autrui.

Claude G. Genest

Trois-Rivières

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