L'héritage du registre: les vies sauvées et l'argent épargné

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Une étude publiée par l'Institut national de santé publique du Québec en 2010 a démontré que le registre canadien des armes à feu a sauvé la vie d'au moins 300 Canadiens par année, dont 50 par homicide.

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Le Nouvelliste

Une étude publiée par l'Institut national de santé publique du Québec en 2010 a démontré que le registre canadien des armes à feu a sauvé la vie d'au moins 300 Canadiens par année, dont 50 par homicide.

L'étude précise qu'un homicide coûte 1,4 million de dollars à la société, tandis que le Centre de prévention du suicide du Québec établit les coûts d'un suicide à 850 000 $.

Ces estimés tiennent compte des coûts liés directs, comme les soins de santé, services funéraires et activités policières, de même que les coûts indirects, soit ceux liés à la perte de productivité.

Ainsi, au cours de la dizaine d'années de fonctionnement du registre (de 2001 à 2012 au Canada), la vie de plus de 3000 personnes aurait été sauvée et près de 3 milliards de dollars auraient été épargnés.

Notons que ces économies dépassent de loin le coût de l'instauration du registre des armes d'épaule (environ 200 millions $ et non un milliard $, ce dernier montant étant un mythe continuellement propagé par les opposants au registre) ainsi que les coûts annuels de son fonctionnement, soit entre 1 et 4 millions $.

Ainsi, contrairement à la propagande du lobby des armes, le registre des armes à feu a été un des programmes les plus bénéfiques pour la sécurité publique et les plus rentables de l'histoire canadienne.

En effet, le registre et les autres dispositions adoptées suite au massacre à l'École Polytechnique a permis au Canada d'atteindre le taux de mortalité par armes à feu le plus bas en 40 ans, jusqu'à son retrait en 2012.

Le lobby des armes à feu désinforme la population en prétendant que le registre n'aurait «pas sauvé une vie». En faisant de la sorte, il ignore les faits et les études scientifiques et contredit les spécialistes en sécurité publique.

En effet, les groupes pro-armes visent à empêcher toute réglementation sur les armes à feu - aussi raisonnables, efficaces et rentables soient-elles. Leur idéologie miroite celle du lobby américain dont on voit les effets à chaque jour. Les conséquences de l'accès facile aux armes à feu coûtent toujours plus cher que les mesures préventives de sécurité publique. Le lobby des armes cherche à faire glisser le débat sur l'aspect purement monétaire alors que des vies sont en jeu.

Benoît Laganière

Ingénieur

Témoin de la tragédie de Polytechnique

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