L'austérité assombrit la Journée pour la justice sociale

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

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Le Nouvelliste

Tout d'abord, il faut se rappeler que pour les Nations Unies: «la justice sociale est une condition fondamentale de la coexistence pacifique et prospère des hommes au sein des nations et entre les nations elles-mêmes. Nous servons la justice sociale lorsque nous défendons l'égalité des sexes ou les droits des peuples autochtones et des migrants. Nous faisons progresser la justice sociale lorsque nous abattons les obstacles liés au sexe, à l'âge, à la race, à l'appartenance ethnique, à la religion, à la culture ou au handicap.

La viabilité passe par l'établissement de marchés qui permettent d'assurer une meilleure répartition des avantages du développement. Elle suppose la satisfaction d'une demande croissante de produits et de services écologiques de la part des consommateurs. Elle implique également la pose des fondements nécessaires pour assurer la dignité, la stabilité et des perspectives au profit de tous les citoyens. En nous attelant à la tâche pour opérer cette transformation, nous devons intégrer l'inclusion sociale dans nos politiques et dans toutes les actions que nous mènerons.»

Dans le contexte sociopolitique actuel, nous sommes forcés de constater que le gouvernement du Québec va à l'encontre du principe de justice sociale en nous imposant toutes ses mesures d'austérité. En effet, en sabotant le système de l'éducation, et ce, dès les centres de la petite enfance, le gouvernement ne donne pas la même chance à tous de réussir dans l'avenir. Ceux qui ont plus de difficultés ne pourront recevoir l'aide nécessaire à moins d'être en mesure de débourser pour. Ce qui n'est malheureusement pas le cas de tous les parents (malgré toute leur bonne volonté). Nous créons par le fait même des différences au sein des enfants et de la société.

Il en est de même par le projet de loi 70 concernant les personnes ayant recours à l'aide sociale. Le gouvernement bafoue leur liberté de choisir. Imaginons qu'une personne qui a toute la volonté possible pour suivre le fameux plan de réinsertion au travail élaboré par le gouvernement pour elle, mais que malgré cela, pour diverses raisons, elle échoue. En plus d'être sanctionnée monétairement par le gouvernement et que ce dernier lui colle une étiquette de «perdant» ou de «mauvais prestataire», cette personne vivra avec un sentiment d'échec, elle se dévalorisera, et perdra un peu de sa dignité. Ce qui va à l'encontre de la justice sociale.

Actuellement, le gouvernement du Québec ne cesse de bafouer les droits de toutes les Québécoises et Québécois. Toutes ces mesures d'austérité appauvrissent la population, accentuent les différences entre les classes sociales, créent de nouvelles classes et accentuent les préjugés les uns envers les autres. Les années passent, les obstacles vers une société plus équitable, égalitaire et où nous aurions une plus grande justice sociale ne cessent de s'accroître. La société québécoise est malade et ensemble nous pouvons la changer.

Catherine Gendron

Présidente du ROEPAM

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