Des titres, encore des titres

Nous sommes pourtant en 2016 et on a souvent l'impression que la fonction est... (123RF)

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Le Nouvelliste

Nous sommes pourtant en 2016 et on a souvent l'impression que la fonction est plus importante que la personne.

On nage dans les titres et qualificatifs au même rythme - ou presque - qu'à l'époque de la révolution tranquille. C'est encore monsieur le président qui demande à madame la rectrice de saluer madame la ministre après la rencontre avec maître chose et monseigneur untel.

Jusqu'à Sophie Grégoire, la conjointe de Justin Trudeau, que l'on qualifie de première dame du pays. Prosternation loufoque ou culte maladif?

Comment alors, devrait-on appeler le conjoint d'une femme première ministre? De plus, si l'épouse d'un maire est qualifiée de mairesse, quel devrait être le titre approprié pour le conjoint d'une vraie mairesse? Monsieur le mairier, le mairieux?

C'est sans compter les «votre seigneurie», «son éminence», «son excellence», «le très honorable» et autres termes propres au culte du faux-respect que j'appelle l'aplatventrisme.

On se croirait parfois à Londres, au coeur de la monarchie, avec ses princesses, barons, archiducs et autres génuflextions verbales attribuées à des gens, souvent nés de parents aux épithètes ronflantes.

Personnellement, je suis un être humain et j'ai un nom. Ensuite seulement, j'ai une fonction.

Roger Matteau

Shawinigan

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