Acceptabilité sociale et frais accessoires

J'apprenais à la radio lundi que le député provincial de Champlain,... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

J'apprenais à la radio lundi que le député provincial de Champlain, Pierre-Michel Auger, venait de rencontrer pendant une quinzaine de minutes un médecin influent capable de donner du mordant à son projet de faire de l'ancien hôpital Cloutier du secteur Cap-de-la-Madeleine une superclinique.

Pourquoi pas?, a-t-on envie de répondre. En autant cependant que ça n'ouvre pas la porte à une médecine à deux vitesses telle que celle-ci est en train par exemple de se profiler avec notamment l'arrivée imminente des fameux - et un peu nébuleux - «frais accessoires» que dénonce le groupe de pression «Médecins québécois pour un régime public» dont deux représentants étaient de passage chez nous il y a quelques jours, notamment à titre de conférenciers devant les membres nombreux de la Table de concertation des aînés et retraités de la Mauricie.

Ce qu'ont dit les docteurs Isabelle Leblanc et Francis Livernoche? Qu'il fallait, bien entendu, nous opposer à ce tour de passe-passe qu'on serait en train de nous faire.

Ainsi, par exemple, il faudrait payer les gouttes ophtalmiques, les colonoscopies et bien d'autres services et/ou produits (le groupe de pression propose sur son site un outil de consultation à ce sujet; un «petit guide à l'intention des patients afin de démystifier les frais accessoires et ce que le médecin peut et ne peut pas facturer en cabinet»).

Si la notion d'acceptabilité sociale a encore un sens, dit encore «Médecins québécois pour un régime public», on va voir la population se mobiliser.

On sait que cette notion d'acceptabilité sociale est très sensible de nos jours. Tout à coup, les gens se mettent à exprimer leur indignation par rapport à ce qu'on voudrait leur faire «avaler» et voilà que ça s'emballe; on manifeste haut et fort son désaccord. En un mot, on s'indigne. On déclare: «on n'a jamais - au grand jamais - voté pour ça!»

Réjean Martin

Trois-Rivières

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