Avons-nous baissé les bras?

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Le Nouvelliste

Pendant qu'on manifeste pour pomper plus d'argent en éducation, pendant que, selon les statistiques du MELS le taux de décrochage scolaire chez les garçons au secondaire affiche une proportion de 20 %, pendant que près de 40 % des élèves du secondaire ne maîtrisent pas leur français à la fin du secondaire, un animateur de radio demandait à une enseignante au secondaire quelles sont les conditions de réussite pour passer de secondaire 1 à secondaire 2 et que celle-ci répond que ça relève de chaque direction d'école.

Cela peut paraître excessif mais ça existe.

Moi qui m'attendais à une réponse claire à une question simple!

Est-ce que les règles, les balises manquent de clarté? Est-ce qu'on va régler les problèmes juste en injectant de l'argent?

Quand j'étais jeune, mes parents, mes instituteurs n'arrêtaient pas de m'encourager et de me dire: va à l'école. Va te chercher un métier, une profession; ainsi tu vas assurer ton avenir.

Lors d'une émission radiophonique à Québec, la semaine dernière, un enseignant a déclaré qu'il y avait des façons de contourner des possibles difficultés soit en retirant une question, soit en rehaussant la note finale d'un examen et avouait ne pas dénoncer cette façon de traiter les résultats de peur de se faire renvoyer.

La validité du cours ou du programme en prend pour son rhume quand seulement trois élèves sur cinq obtiennent leur diplôme d'études secondaires en cinq ans (délais normaux) et davantage au cégep ou à l'université où tout ce qu'on a à faire, dans certains cas, selon des étudiants, consiste à se présenter au cours.

Est-ce du nivelage par le bas? Moi-même, mon parcours m'a amené à suivre quelques cours à l'UQTR afin de compléter mon diplôme d'enseignement au secondaire au début des années 90 et il me semble que c'était pas comme cela.

Et puis, c'est pas parce que c'est pas à la mode de bien écrire le français mais la qualité des textos et du langage sur les réseaux sociaux laisse à désirer.

Avons-nous baissé les bras? On banalise tout, on se déresponsabilise trop rapidement, c'est la faute à personne!

Avons-nous le courage, la volonté de changer les choses, comme gouvernement, élus, administrateurs, directions d'écoles, enseignantes et enseignants, parents et jeunes?

Une piste de solution parmi d'autres réside dans le fait de continuer à valoriser les efforts, les bons résultats.

Rigueur et fermeté vont de pair avec efficience et estime de soi.

André Gendron

Shawinigan-Sud

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