On doit trouver des solutions 

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Parlons de nos jeunes. Parce qu'un milieu rural, la jeunesse est son plus grand défi. Garder ces jeunes chez nous n'est pas facile. De nos jours, les jeunes carburent avec Internet, s'ouvrent sur le monde grâce à Internet et réussissent même à étudier de chez eux grâce à Internet.

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Je me suis installée ici, dans la MRC de Bécancour, par choix.

Mon milieu, je l'aime d'amour et vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour le défendre mais surtout pour le voir évoluer.

Parlons de nos jeunes. Parce qu'un milieu rural, la jeunesse est son plus grand défi. Garder ces jeunes chez nous n'est pas facile. De nos jours, les jeunes carburent avec Internet, s'ouvrent sur le monde grâce à Internet et réussissent même à étudier de chez eux grâce à Internet.

Un jeune qui part étudier ailleurs est souvent un jeune qui ne reviendra pas dans son patelin. On a avec Internet un moyen révolutionnaire de réussir à garder nos jeunes chez nous. Il faut exploiter cette force, en profiter et la valoriser.

Quand je suis déménagée dans mon rang à Fortierville, j'étais abasourdie de voir à quel point c'était compliqué de trouver un service Internet. Pas de choix possible. Un seul fournisseur. À un coût incroyable (bien sûr, il a le monopole) et avec un service moyen. Saviez-vous que simplement replacer une antenne désalignée coûte 250 $? Et avoir un service de base coûte 80 $.

Je compare un peu à une maison. Ma maison, je dois investir dessus, je dois lui mettre des matériaux neufs. Oui on peut tolérer un vieux système de peur de dépenser, mais si on veut prendre de la valeur, si on veut vivre dans une maison convenable et confortable, on n'a pas le choix d'investir. Une région, une municipalité c'est pareil. On ne peut pas avoir toujours peur de dépenser et refuser de construire du nouveau par peur des coûts.

Si on refuse de dépenser aujourd'hui par peur des coûts, plein de gens de nos régions vont s'installer ailleurs. Les coûts de service de base régionaux resteront toujours les mêmes. Mais moins on est pour les payer, plus notre montant est élevé.

Tandis que si on fonce, si on va de l'avant, oui, au départ, les coûts seront plus élevés mais on aura un élément attirant, une plus-value pour de nouvelles familles et on augmentera notre population. Puisqu'on sera plus de citoyens à payer la facture des services les coûts risquent de diminuer.

On est rendu là comme région. On a plus le choix.

On doit trouver des solutions, donner le petit plus, le «nanane» aux gens pour qu'ils désirent venir s'installer chez nous. On est super bien situé. Probablement le milieu rural le mieux situé du Québec et on ne le valorise pas, on ne l'améliore pas. On ne fait rien pour donner envie aux gens de la ville de venir s'installer par chez nous et pourtant c'est ici qu'ils seraient le mieux car ils vivraient le meilleur des deux mondes. La campagne à proximité de la ville.

Parfois je me questionne sérieusement sur notre réelle intention d'évoluer en tant que région. On veut grandir, on veut que les gens viennent habiter chez nous mais on n'agit pas en ce sens.

Et quand il y a des projets qui pourraient être attirants pour des nouveaux citoyens, on doute, on se questionne trop, on tourne en rond et souvent on met ça sur la glace. Trop de projets municipaux et régionaux qui ont été mis sur la glace ont fini aux oubliettes.

Parfois dans la vie, il faut oser. Il faut agir et foncer. Il faut savoir être visionnaire et risquer.

Les plus grands bâtisseurs, les plus grands développeurs ont été avant tout des rêveurs et des gens qui ont osé.

Julie Pressé

Fortierville

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