La société ne peut se passer des gens passionnés

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Le Nouvelliste

Depuis la nuit des temps, la plus grande fierté de l'être humain, c'est de pouvoir contribuer à la vie en société, en assumant le rôle et les responsabilités qui lui sont assignés...

Des professeurs enthousiastes à l'idée de transmettre leur savoir, des professionnels heureux de faire la différence dans la vie des gens, des politiciens qui veulent améliorer la vie de leurs concitoyens, des techniciens efficaces, des administrateurs préoccupés par l'efficience, des artisans qui se nourrissent de travail bien fait, des artistes avides d'esthétique et de création. Qu'il s'agisse de nouveaux diplômés, ou d'employés d'expérience, qu'importe, la passion n'a pas d'âge!

Point n'est besoin de nouveaux partis politiques, ni de réformes des systèmes éducatif et de santé, tout réside dans l'esprit qui anime l'action. Donnons aux systèmes, et aux gens qui y travaillent, les moyens de réaliser leur mission, réitérons-leur notre confiance et les résultats nous surprendront agréablement. Bien sûr, en plus du soutien apporté, un petit coup de balai s'impose. Démocratisons les syndicats, obnubilés par la prolifération de leurs avoirs financiers, afin qu'ils reviennent à leur raison d'exister, la promotion des conditions de travail de leurs membres, tout en tenant compte du contexte social. Écartons ou sanctionnons les employés plus soucieux de leurs conditions de travail que des services à rendre. Chassons les administrateurs incompétents et ceux dont la seule ambition est de se planifier un avantageux plan de retraite.

Des professeurs et autres employés de l'état, démotivés, ont pris une retraite prématurée ou se sont dégotés une petite position «pépère». Cependant, d'autres, accrochés à leurs conditions de travail, survivent, en donnant des services à rabais. C'est inacceptable! C'est du vol! Exigeons des comptes de ces mauvais employés. Tout droit s'accompagne de devoirs et de responsabilités. Les nouvelles idées n'en sont généralement pas. Les manières de faire par contre, souvent, gagneraient à être améliorées. Méfions-nous des adeptes du «tabula rasa», qui proposent souvent des solutions pires que les problèmes, réels ou virtuels, qu'ils ont identifiés, ou qu'ils ont eux-mêmes contribué à créer et, qu'ils prétendent maintenant pouvoir régler.

La bonne personne, à la bonne place, avec le soutien et les moyens requis, voilà ce qui peut faire la différence. Soutenir, en gestes plus qu'en mots, l'engagement des gens, constitue la voie du succès! Peu importe leur expérience, la société ne peut se passer des gens qui, en dehors des règles et des normes établies par la convention collective et une sclérosante administration, actualisent leur passion. Et lorsque la passion s'est essoufflée, humblement, lucidement, il faut savoir quitter.

Guy Laliberté

Sainte-Monique

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