Se tenir la main pour être plus forts

Triste nouvelle ces derniers jours: Rona, l'entreprise québécoise pour laquelle... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Triste nouvelle ces derniers jours: Rona, l'entreprise québécoise pour laquelle j'ai travaillé et investi 15 ans de ma vie, est sur le point de passer aux mains des Américains.

Pourquoi en 2012 un même parti a dit non à cette transaction, simplement pour le prix des actions?

N'avons-nous pas le désir nous comme peuple qui projette de faire sa route avec sa langue et l'entrepreneuriat, de se démarquer au niveau mondial?

Nous avons la capacité d'investir et de produire chez nous, mais il faut d'abord qu'il y ait une volonté nationale, aller dans ce même sens tous pour notre économie.

Je ne comprends pas que nous ne retrouvions pas de continuité politique d'un gouvernement à l'autre, ramer dans une même direction serait tellement moins coûteux.

Au lieu de cela, on rénove ou agrandit pendant un mandat, un hôpital pour donner un meilleur service aux citoyens et quelques années plus tard tous partis politiques confondus, ce même hôpital n'est même plus adéquat pour en faire même ce que l'on veut bien appeler aujourd'hui «superclinique». C'est le cas ici de notre hôpital Cloutier, à Trois-Rivières. Que de millions perdus.

Ici nous parlons de transactions non pas financières mais de moralité accompagnée de notre argent déboursé.

On entend aussi parler ces temps-ci d'investisseurs étrangers pour l'achat des terres de nos cultivateurs qui sont de moins en moins nombreux.

Demain sera quoi pour nous, avec tous ces investisseurs qui n'ont qu'à offrir le double de la valeur des actions lorsque notre dollar a perdu terriblement de son pouvoir?

Si l'on veut donner de la puissance à notre dollar, il faut mettre de côté le libre-échange, bloquer les transactions étrangères qui veulent s'emparer de nos entreprises québécoises, encourager la production de notre culture ici et la promouvoir, produire nos propres aliments et de façon saine à la consommation, réduire le coût d'électricité à nos entreprises et producteurs agricoles de façon à ce qu'ils puissent produire à l'année nos propres légumes et fruits à un prix compétitif. Hydro-Québec que l'on dit une entreprise nationale, alors pourquoi payer plus cher ici l'électricité qui est vendue ailleurs, pourquoi ne pas favoriser nos artisans de l'économie de notre région.

Je ne suis pas politicien, mais il me semble que le bon sens parle par lui-même. Ces quelques lignes ne changeront pas grand-chose aujourd'hui à la situation ou à la direction que prend notre gouvernement ou notre système, mais nous serons un jour plus forts si l'on se tient la main.

Alain Bouchard

Trois-Rivières

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