Un manque de crédibilité?

La tenue de registre dans le secteur Saint-Jean-des-Piles... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La tenue de registre dans le secteur Saint-Jean-des-Piles concernant le projet récréotouristique est peut-être attribuable au manque de crédibilité de nos élus.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

La tenue de registre dans le secteur Saint-Jean-des-Piles concernant le projet récréotouristique est peut-être attribuable au manque de crédibilité de nos élus.

Pour qu'un projet d'importance reçoive l'approbation des personnes concernées, en démocratie, il est primordial que ce soit fait dans une relation harmonieuse et respectueuse entre les prometteurs, les citoyens et la ville, peu importe le projet. Les deux premières parties n'ont rien à se reprocher, à mon avis. Là où çà se gâte, c'est du côté du maire Angers, soutenu par ses acolytes, qui n'a plus la crédibilité nécessaire pour rassurer les citoyens.

Pensons par exemple au dossier des redevances exigées des municipalités limitrophes pour les infrastructures et à l'attitude cavalière avec laquelle il traite les «moineaux» qui ont l'audace de se prononcer pour une éventuelle défusion.

Permettez-moi de vous rappeler que M. Angers nous affirmait récemment qu'il fallait changer les noms de rues puisque c'était une exigence de Postes Canada. Mais il a été démenti par la représentante régionale de Postes Canada.

Lors de la fameuse réunion au centre social de Saint-Jean-des-Piles, M. Angers tentait de nous rassurer en nous faisant jouer sa cassette habituelle. «Je suis à l'écoute des préoccupations des citoyens» advenant des réajustements devant être apportés au zonage si nécessaire.

Lors de la période des questions, lorsque je lui ai demandé ce qu'il a fait de la pétition signée par 75 % des citoyens du secteur, pétition relative à l'appâtage des ours et dont l'objectif était de demander à la Ville d'ajuster le règlement de zonage concernant cette activité, il s'est démenti lui-même en nous disant qu'il n'avait même pas lu cette pétition.

Ma version pour expliquer cette tenue de registre? Ne se sentant plus rassurées convenablement, les 19 personnes en cause se sont rabattues sur une demande de référendum, un droit fondamental et légal, quoi qu'en dise le maire.

La version de M. Angers en dit long sur son sens civique: «c'est une poignée d'individus qui décident qu'ils ne veulent pas être dérangés». À vous d'en juger! M. Angers affirmait aussi, selon ce qu'on a pu lire dans Le Nouvelliste: «Dans le contexte actuel, de pouvoir épargner sur les coûts reliés à un référendum, c'est une victoire pour les citoyens.»

Une telle affirmation est surprenante quand on voit avec quelle aisance le maire dilapide les fonds publics et tient tête à un jugement lui ordonnant de remettre à un citoyen un document d'intérêt public. Je pense plutôt que la victoire pour les citoyens viendra quand la vérité sortira, mais hélas, probablement trop tard!

Sur une note plus positive, en toute sincérité, je souhaite à M. Cloutier que son projet se réalise dans l'intérêt de la collectivité, dans un environnement de respect mutuel avec les voisins. J'espère que ce ne sera pas un autre PPP, comme on en a trop vu passer dernièrement à Shawinigan: payé par le public - profits pour le privé.

Jean Trudel

Saint-Jean-des-Piles

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