Encore du «pas dans ma cour»

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La ville de Fort McMurray. Le pétrole, qu'on le veuille ou non, fait partie de notre richesse nationale.

La Presse

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Le Nouvelliste

Aussi loin que je puisse me rappeler, les Québécois ont demandé a leurs gouvernements d'aller à Ottawa, aussitôt élus, pour quémander de l'argent qui leur était prétendument dû.

Une partie très importante de cet argent nous vient par le biais du programme de péréquation. Le Québec a toujours eu la part du lion dans ce partage de la richesse. Quatre provinces ne reçoivent aucune péréquation dont trois à cause de la production de pétrole.

On peut donc en conclure que le pétrole, qu'on le veuille ou non, fait partie de notre richesse nationale. Mais voilà qu'une certaine partie de la population envoie un message très clair a ceux qui nous envoient un chèque chaque année. Nous sommes prêts à recevoir ce chèque même s'il est imbibé de votre pétrole, mais nous refusons de vous aider à le vendre. Cela me fait étrangement penser à tous ces prestataires d'aide sociale aptes au travail qui demandent qu'on respecte leur liberté de recevoir sans avoir à fournir l'effort équivalent.

Comment pensez-vous que les citoyens de ces provinces se sentent quand ils voient ce que le Québécois se paie en termes de programmes, de services tels que les garderies à 7 $, le régime de compensation parentale, les frais universitaires plus bas, etc. Ce sont autant de programmes qu'eux-mêmes ne peuvent se payer. Encore une fois, nous envoyons le message que le Québécois est le roi de l'hypocrisie et le champion du «pas dans ma cour».

Localement, nous voyons le même phénomène se répéter à Shawinigan avec des contestataires qui mettent en péril un investissement qui pourait aider beaucoup de monde à se sortir du marasme. Encore «pas dans ma cour».

Comme j'aime souvent le faire, demandons-nous donc quelle serait notre réaction si le contraire était la réalité. Avec une telle attitude, je suis désolé d'en arriver à la conclusion que le premier réflexe serait de quitter le Canada et de le laisser à son propre sort. Attendons-nous que les citoyens de ces autres provinces nous donnent ce message? Si nous continuons dans la même veine, nous risquons de le recevoir. Qu'aurons-nous donc accompli? Cessons cette hypocrisie!

Jacques A. Dion

Trois-Rivières

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