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Javier Herrera et son épouse.... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Javier Herrera et son épouse.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

À la suite de l'éditorial de Martin Francoeur dans l'édition du samedi 16 janvier concernant l'affaire Herrera. 

J'aimerais apporter quelques précisions sur le dossier Herrera.

Premièrement, Monsieur Francoeur, comment pouvez-vous dire que les seules preuves présentées ont été les témoignages de Javier et de son épouse? Avez-vous vu les preuves que nous avons présentées? De toute évidence, la réponse est non. Si vous aviez pris la peine de me demander de voir la preuve, vous auriez vu que toute la preuve a été présentée avec l'appui de trois témoignages «officiels» écrits et signés par le directeur de l'école, une enseignante de l'école et une autre personne qui ont tous été témoins de la tentative d'enlèvement des deux enfants Herrera.

Deuxièmement, vous parlez du climat politique au Venezuela, que vous estimez moins pire que dans certains autres pays. À la suite de mes nombreuses heures de recherche, j'ai trouvé et présenté plusieurs documents provenant des médias et du Département d'État américain qui font part de la corruption gouvernementale et policière au Venezuela, des milliers d'enlèvements qui ont eu lieu dans les dernières années, des meurtres, des ventes d'organes d'enfants et des nombreux enlèvements de joueurs de baseball et de leurs familles. Si vous m'aviez demandé de voir la preuve, je vous aurais montré tout ceci. Si vous me le demandez maintenant, il me fera plaisir de vous montrer le dossier au complet.

Troisièmement, il est tellement facile, après le jugement, de dire qu'on aurait dû prendre un avocat au début du processus. Imaginez-vous donc qu'on y avait pensé! Mais saviez-vous que lorsque les Herrera sont arrivés à Trois-Rivières le 19 octobre, ils avaient moins de 100 $ dans leurs poches? Saviez-vous que la demande d'asile politique doit se faire en arrivant en sol canadien et que nous n'avions que quelques jours pour monter notre preuve et dire qui les représentera? Saviez-vous que si nous avions dépensé pour retenir les services d'un avocat les quelques milliers de dollars que les gens de Trois-Rivières ont si généreusement donné à la famille, ils n'auraient plus d'argent depuis la fin octobre? C'est facile de dire qu'il faut engager un avocat lorsqu'on a de l'argent. C'est autre chose lorsqu'on n'en a pas! Connaissez-vous les frais d'un avocat spécialisé dans les cas de réfugiés? Non, je ne suis pas avocat. Mais il n'y a personne d'autre qui s'est levé, alors je l'ai fait.

J'ai beaucoup de respect pour vous, Monsieur Francoeur. Mais dans ce dossier, vous avez manqué un peu de rigueur journalistique. Vous êtes dans le champ gauche. Vous avez mordu la poussière sur trois prises.

Bob McDuff

Trois-Rivières

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